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Maître Noguchi & le Professeur Tsuda / Photo Seitai - Kyokai


Le vécu est un préalable à la transmission

Avant de trop rêver, d’enseigner, de transmettre, j’ai appris d’abord à …"apprendre" puis à expérimenter sur moi-même  : les plus anciens de mes élèves le savent bien, je ne transmets que sur la base du vécu ! Sans ce respect, nous discutons trop sur le sexe des anges, sans savoir vraiment s’ils sont mâles ou femelles…c’est ainsi que le Professeur Tsuda nous incitait à travailler sur nous-mêmes pour accéder à cette sensation - première !

S’agissant du travail personnel qu’il m’enseigna, j’en garde un témoignage vivant : la faculté d’observation, celle-là même qui m’a permis de transmettre sans déformer avec le temps, le fond et la forme de ce qu’il nous livra au fil de ses dernières années de vie et dont ses neuf ouvrages témoignent avec rondeur, simplicité et humour.


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M.R.I à OAKAM-Sénegal-photo BG 2002


Un nouveau challenge

Eriger ce passage entre l’expérience affirmée de 40 années de pratique et offrir au plus grand nombre la possibilité d’identifier ce principe de vie saine, sans tomber dans les filets de toutes sortes de dépendances, est un nouveau challenge auquel je songe après avoir fait deux grands séjours à caractère humanitaire, l’un en 2002 au Sénégal, dans les quartiers de Ouakam et l’autre, en 2004, au Ladakh, lors du grand pèlerinage des ornements de Naropa qui fait déplacer, tous les douze ans, non seulement des lamas tibétains mais aussi des foules de pélerins de toutes contrées d’Himalaya et des cinq continents…

Ainsi, en inculquant sur les chemins à toutes et à tous, sans distinction de race, de confession, de niveau social, les principes pratiques de vie saine préconisés par le Maître Haruchika Noguchi et tels que Itsuo Tsuda nous les a transmis, j’ai pu confirmer les observations effectuées lors de mes expérimentations sur le Mouvement-régénérateur inné au sein de la Marine Nationale, des Armées et de la Police Nationale de 1983 à 2001.

Différence entre « Katsugen undô et Seitaï »

Dès ma rencontre en 1985 avec la famille du Maître Noguchi, j’avais expliqué à ses fils, par le truchement du Professeur Tsuchiya, que je poursuivrais ce travail en suivant bien les recommandations de leur père, au travers de l’Enseignement du Professeur Tsuda., en particulier sur l’observation, la sensation et le non-but "thérapeutique".

En concentrant mon travail d’étude et de recherches sur ce Mouvement-régénérateur inné (Katsugen-undô), travail capable d’engendrer, le jour venu, autonomie, vigilance, indépendance et donc liberté et respect du "vivant", je fus en mesure de discerner la grande différence qui existe entre le travail inné du mouvement-régénérateur et la méthode technique humaine utilisée en "seitaï".

Déjà, le temps consacré pour former des techniciens-seitaï (15 à 25 ans) mais aussi et surtout, le principe même de ce travail ne saurait répondre à la prise de conscience de chacune et de chacun, sans risquer d’engendrer, de surcroît, une méthode de dépendance qui transformait déjà, après-guerre, les techniciens-seitaï, en "garagistes" chargés de réparer, à courts termes et en vain, les excès de toutes sortes de ce monde grandissant, ce que le Maître Noguchi avait clairement identifié comme impossible à réaliser.

En effet, s’il est possible de réunir un grand nombre de personnes pour enseigner la façon de bien pratiquer individuellement (expérience vécue, par exemple, en juin 1992 à Cherbourg, en regroupant 256 élèves d’une école primaire), inversement, il ne serait pas évident pour un technicien-seitaï de travailler sur 256 personnes différentes, en ateliers personnalisés, dans une même journée.

D’ailleurs, selon le Professeur Tsuda, si le Maître Noguchi parvenait à quelques 400 réajustements individuels par jour, c’était lié au fait que cet homme exceptionnel dormait moins que Napoléon, c’est-à-dire qu’il était capable de donner des cours la nuit et de travailler le jour, en ne se reposant qu’une heure et demi environ par 24 heures …Je n’en dis pas plus !

Dès 1950, il préconisa l’apprentissage individuel et donc, le non-recours à un technicien pour les étapes de la vie quotidienne, avec ses hauts et ses bas !

A ce sujet, un encouragement me fut donné en ce sens en 1988, à Limoges, lors d’un stage intensif de Karatedo-kyudo-Kiaï qui était organisé dans le dôjô de mon frère d’armes, ami et senpaï Robert Pechalat, professeur de Karatedô, élève direct du Maître Kase.

Je fus victime d’une crise de coliques néphrétiques, je n’avais alors que 12 années de pratique assidue de Mouvement-régénérateur et tout m’exhortait, douleur oblige, à annuler le stage pour n’envisager qu’une prise en compte médicale de la situation…

Durant trente minutes, la pratique réciproque, c’est-à-dire l’expiration concentrée de mes élèves restait sans résultat en dépit de leur motivation quand soudain ,je ressentis la nécessité d’accentuer le travail individuel. Je découvris alors, spontanément, un "point seitaï" (de la dimension d’une bille) sur lequel je fis moi-même l’expiration concentrée, ce qui augmenta la douleur durant un court instant (hypersensibilisation) puis engendra une évacuation définitive …

A la grande stupéfaction des stagiaires présents, une profonde détente s’instaura ,je pus retourner aux toilettes normalement et conduire le séminaire, en particulier la nuit complète de Kyudo qui était programmée, sans jamais avoir de rechute depuis cette époque, c’est-à-dire il y a maintenant 19 ans…

Le professeur Tsuda nous enseignait parfois une ou deux techniques de réajustement "seitaï", non pour faire de nous des techniciens mais bien pour stimuler notre travail individuel : en cela également, il était précieux de bien l'observer lorsqu'il travaillait…

Ce jour-là je compris combien le Katsugen-undô, cet exercice journalier de "réveil" des facultés innées est un révélateur de techniques "seitaï" !

Pacte de vie saine et pleine

Je cite à nouveau Monsieur Tsuda : "Si tout l’Etre participe pleinement au tourment , à la souffrance ainsi qu’au plaisir et à la joie, alors il ne reste plus de place pour le regret…"

On assiste actuellement en France, à une recrudescence de pactes que l’on propose à des candidats qui se veulent "acteurs du changement", porteurs de nouveaux espoirs !

Lorsque l’on dit "C’est l’Homme qui sauvera l’Homme", je le crois mais je ne pense pas à ceux qui cherchent le Pouvoir, je songe à chacune et chacun d’entre nous car nous sommes capables, avec rien, d’agir au quotidien, là précisément où d’autres échouent , avec tout !

Impact bénéfique

Je m’explique : ce petit blog d’internaute n’est qu’un phare discret pour des générations à venir de professeurs expérimentés, d’intructeurs et d’élèves pour qui ces cinq enseignements seront, un jour, très précieux…

Cependant, au cas où les pratiquants d’arts martiaux ne seraient pas encore prêts à entendre, j’espère que ces mots seront également lus et ressentis par des personnes qui n’ont aucune expérience en ce domaine.

J’évoque ici, tout comme j’écris, tout comme j’explique lors de mes conférences ou stages, sur la base d’expériences vécues et non imaginées ou rapportées…

Quand je parle d’impact bénéfique direct sur l’Education, la Santé et, par répercussions, sur toutes sortes d’équilibres comme celui, plus comptable, de notre Sécurité sociale, je livre des outils de travail pour que chacune et chacun puisse mesurer, sur le long terme, la véracité de tels travaux sur la Respiration et le Kiaï.

Peu de gens imaginent qu’à la date de construction de ce blog-anniversaire je continue à expérimenter sur moi-même, chaque jour, les vertus de la stimulation du "système-moteur extrapyramidal" enseignement, je le répète, reçu directement du Professeur Itsuo Tsuda, dans un but non thérapeutique.

Il fonda à Paris et en d’autres lieux de France et d’Europe, une école de Respiration très singulière qui nous en apprenait autant sur nous-mêmes que sur l’existence elle-même, sans oublier l’éclairage qu’il portait sur les arts martiaux, via ces deux notions essentielles de "Haku no Budo et Kon no Budo".

Itsuo Tsuda fut bien plus qu’un écrivain, bien plus qu’un expert d’aïkido, bien plus qu’un philosophe…

Rencontre et nouveau départ

Parrainé alors par Mesdames Régine Bonafé et Yane Audran, j’avais eu la grâce de pouvoir étudier à ses côtés, au milieu des années 70, à une époque où bon nombre de ses premiers élèves n’avaient plus de ses nouvelles et le croyaient reparti au Japon tant ils ne se souciaient guère du sens de son travail, ou devrais je dire plutôt, de sa mission.

En 1977, il m’encouragea dans la création du groupe d’études que je fondai à Cherbourg et qui devint, dès les années 80, avec l’aide de mes élèves Jean-Marie Godier, Elise Martinez, Roger Burgat, Christine Busnel, Nicolas Brard, Philippe Leseigneur, Daniel Masquelier, Elisabeth Palmiéri, Bruno Capron , et tant d’autres, l’Association pour l’Etude de la Respiration, déclarée au Journal Officiel en 1984, agréée en 1995 pour l’Education et la Jeunesse.


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Classes du CP au CM2 - expérimentation Cherbourg / Photo Marine Nationale 1992


Situations extrêmes

Travaillant parallèlement sur les situations extrêmes en 1985, quand je suis parti avec d’autres camarades de toutes armes pour servir la Paix à Beyrouth, au sein des "Casques Blancs français", tantôt comme observateur et diplomate de terrain travaillant à six mètres à peine d’une tranchée-combattante sur le Front de Souk El Gharb, tantôt comme simple "sac de sable", c’est-à-dire Garde du Corps de nos chefs de détachement : cette expérience força le respect et la curiosité de divers commandants d’unités opérationnelles et, plus tard, le Service d’études et de recherches de Santé pour la Marine Nationale, en particulier, le Médecin Général Hyacinte qui diffusa, dans les années 90, une note circulaire à l’attention des médecins d’unités relevant de sa Direction régionale, afin d’encourager mon travail en faveur des marins souffrant de Naupathie. Je lui en suis toujours reconnaissant car ce travail était d’avant-garde et donc, peu facile à planifier dans les programmes de formation physique et psychique.

De 1985 à 1999, mon travail consistait à diriger l’Entraînement Physique et sportif de toute une région maritime (environ 5000 marins pour Cherbourg et 18000 pour Brest ) mais je me suis attaché à ne pas me contenter des "championnats"… Ainsi, j’intervenais souvent pour travailler sur la Maîtrise de soi, l’Endurance à la fatigue, l’Adaptation aux conditions climatiques pour les Fusiliers-Marins, Commandos Marine, Plongeurs-Démineurs et maintes unités opérationnelles… navigantes ou terrestres .

Depuis 1978, je détenais un record de France "Marine" de Tir au Fusil à 300 mètres : grâce à ce travail de "masse" que je m’attachais à mettre en place, ce fut le Premier Maître Clément Hervé, Chef de Quart de formation, imprégné de ces principes précieux sur la Respiration, l’enracinement de la "posture" et la "Visualisation" qui devint, en 1996, pour ma plus grande joie, le nouveau Recordman !


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L'auteur en mission de Paix à Beyrouth -Photo BG / DETOBS  Août1985

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L'auteur aux côtés de son élève, le Premier - Maître Clément / Photo Marine Nationale 1996 


Une goutte d’eau dans l’immensité des océans…

Bien que ce travail ne soit donc pas voué à la thérapeutique, je ne refuserai jamais d’aider les thérapeutes (médecins généralistes bien sûr, mais aussi chirurgiens, chirurgiens-dentistes, neurologues, psychiatres, enfin toute personne sérieuse dont le métier est de servir la santé d’autrui car il est possible d’aider le Corps médical dans son ensemble à obtenir de meilleurs résultats, avec moins de médicaments ou de traitements dont les effets secondaires ralentissent le retour à l’équilibre et demandent deux fois plus de travail à l’organisme.

Par exemple, il aura fallu presque 70 ans pour que l’on reconnaisse "scientifiquement" le rôle bénéfique de la fièvre (publication faite dans La Recherche-Actualité des sciences-N°404 de Janvier 2007/p.22)…quand on sait que le Maître Noguchi, puis le Professeur Tsuda n’ont cessé de nous expliquer comment utiliser ce mécanisme d’accroissement immunitaire sans prendre aucun risque.

Nous, élèves directs et expérimentateurs de la première heure, avons bénéficié de cette approche singulière et en avons fait bénéficier nos proches, nos enfants et certains élèves très motivés mais, sans validation scientifique, ce travail resta bien sûr quasi confidentiel, à l’échelle d’une goutte d’eau dans l’immensité des océans ! 

Le temps passe et de nos jours je suis plus confiant car les "neurosciences" confirment "crescendo" les constatations d’un travail de trente années, sur ce domaine de la Respiration et de la régénération innée.

S’agissant de la thérapeutique de demain, elle se trouvera grandement facilitée quand des soins, des traitements seront prodigués sur des patients dont l’organisme, dont le "terrain" sera naturellement réveillé au niveau du système nerveux (extrapyramidal), comme ce fut mon cas dans ma 20ème année de pratique.

L’accident, l’expérience - tremplin

En Octobre 1997, je fus victime d’un grave accident de voiture et l’impact de ce travail personnel journalier créa, à cette époque, l’étonnement des urgentistes et chirurgiens des hôpitaux de Fontainebleau et de l’Hôpital des Armées de Lorient.

Comme je l’avais déjà suggéré et proposé plus tôt, pour répondre à l’appel du Sidaction présidé par Madame Line Renaud, en présence des professeurs Montanié et Joly, au début des années 90, il eût fallu se donner les moyens peu onéreux, d’observer… et de tester.. Un travail comme celui-ci réclame la compréhension pour qu’il ne soit ni confondu, ni assimilé à toutes sortes de méthodes humaines "dites douces". En effet, personne n’a créé le travail extrapyramidal, c’est inné : d’ailleurs ce mot devrait suffire à lui seul pour éviter les confusions ou les amalgames…

Si, demain, les vertus innombrables de ce travail se démocratisaient, je continuerais à exiger des protocoles bio-médicaux en bonne et due forme pour que l’impact thérapeutique soit scientifiquement mis en évidence… et que pédagogie en soit ainsi faite pour les générations futures et que l’on sorte des idées faussement reçues !

Il m’arrive d’évoquer, en conférences et stages, les possibilités de pratiquer aisément, par exemple à bord d’un bateau, en pleine mer, comme je l’ai vécu en 1982 à bord des goélettes Etoile et Belle-Poule de la Marine Nationale ou encore, de 1978 à 1980 à bord du Porte-Hélicoptères Jeanne d’Arc et à bord du sous-marin Le Triomphant en 1995. Il en fut ainsi également en toutes autres circonstances, notamment à bord d’un avion de chasse en 1992 etc……

D’autres expérimentations virent le jour, par exemple pour une Ecole Primaire française des classes de CP à celles de CM2 : il me fut donné d’instruire durant cinq années, de 1992 à 1997, trois fois par semaine, sur le temps scolaire cet exercice ludique et singulier, via la Respiration.


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Article impact Medecins 1993


La France sera un "moteur"

Le chercheur que je suis a, certes, vérifié par lui-même et les constatations faites sur trente années forcent ma conviction et cette motivation sans faille qui me pousse encore aujourd’hui à écrire… De plus, je bénéficie également d’une antériorité significative pour ces travaux uniques en France publiés notamment par "impact médecins" en 1992 ou plus avant, lors du symposium international sur les rapports "Sciences et connaissances" déjà évoqués ci-avant, dans le livre "Vers une nouvelle Conscience".

Force est de constater que la logique économique actuelle ne va pas du tout dans le sens d’une "Science du particulier" (Titre du 3ème ouvrage de Monsieur Tsuda) et donc, d’une valorisation légitime du "terrain".

Bien que de petits chercheurs comme moi ne soient pas aidés en France, je continue à croire qu’il y aura un sursaut, ne serait-ce que pour réduire ce déficit impensable de notre Sécurité Sociale et aussi parce que j’ai énormément voyagé et que j’aime la France, elle mérite tant que l’on transforme les choses, que toutes les professions soient honorées comme il se doit pour que les départs hors de l’Hexagone ne soient plus jamais liés à un pouvoir d’achat médiocre et donc, à un manque notoire de compétence de nos gouvernants, dont beaucoup sont pourtant "diplômés de l’Ecole Nationale d’Administration ! "


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MRI au service de l'Education/Photo BG


Quand la population française apprendra, dès l’Ecole Primaire, ce principe de vie saine via le mouvement-régénérateur inné, notre Système de protection sociale cessera de s'appauvrir, la violence se dissipera, les jeunes et les moins jeunes ressentiront leur vie "au présent " et le travail qu’ils accompliront, avec conscience professionnelle et respect des autres, sera reconnu et rétribué à son juste niveau !

Pour toutes ces raisons, je resterai en France pour "servir" cette Recherche que mes professeurs m'ont indiquée car l'enjeu est vital !

Chacun doit donc réapprendre à "faire pipi" tout seul

Trop peu de gens oublient une évidence : Nous sommes tous destinés à mourir et le Temps nous est compté !

Personne n’échappe à cette échéance et chacun de nos périples sur Terre est une chance éphémère qui nous est offerte : il nous appartient d’en faire quelque chose de VRAI, d’AUTHENTIQUE  et ça, la Société ne le fera jamais pour nous …

En l’absence donc de protocoles validés, de preuves scientifiques, heureusement il nous reste les "constatations" et ce n’est pas rien !

A l’instar de mon professeur, je me limite toujours à "indiquer où sont les toilettes et comment elles fonctionnent mais je me refuse d’aller aux toilettes pour les autres car personne n’y va pour moi-même": J’observe, avec une inlassable curiosité, la façon dont mon organisme traverse les maladies et les accidents depuis plus de 30 ans, grâce à ce travail journalier sur les voies motrices extrapyramidales et sur le système endocrinien. Et chaque jour… je dis merci !

Le véritable miracle est en chacune de nos cellules

L’expérience qui nous a été transmise est le fruit de longues observations  mais l’outil inné est heureusement déjà en chacun de nous : dès lors, il suffit de le stimuler, de le réveiller, pour que l’organisme accomplisse les tâches qui lui sont dévolues : résorber des excès, combler les déficits, tant neurophysiologiques que psychiques…

En d’autres termes, on n’apprend pas à éternuer, à bailler, à placer la main spontanément à l’endroit d’un traumatisme ou, tout simplement, à gesticuler d’une jambe ou d’un bras pendant notre sommeil… et tant d’autres mécanismes de vigilance, de protection, de besoin qui échappent totalement à notre système nerveux volontaire, pyramidal.

Cela dit, avant d’enseigner ce travail qui engendre l’autonomie et donc, la "non dépendance", il faut prendre soin de beaucoup pratiquer et d’expérimenter sur son propre organisme avant d’affirmer, à son tour, que le mouvement-régénérateur inné est notre "meilleur ami", moteur de notre vigilance, de notre maîtrise, de notre faculté d’adaptation à toutes situations des plus philosophiquement accessibles aux plus dangereuses pour notre intégrité physique.

Je me limite ici à donner quelques repères car il est vrai que depuis 1976, "j’ai fait pipi comme tout le monde", en d’autres termes, j’ai traversé maladies, accidents et situations difficiles, parfois même extrêmes, sans avoir recours aux béquilles habituelles : ni aspirine, ni sirop ou autres médicaments censés résoudre tels ou tels problèmes … Rien de tout cela.

Je me suis limité à des examens classiques, prises de sang, radios, scanners et seulement quand ce fut nécessaire pour contrôler la façon dont mon organisme "normalisait"  les choses…dans tel ou tel cas.

Au risque de passer pour ce que je ne suis pas

Rassurez-vous, je ne suis membre d’aucune communauté philosophique, religieuse, politique ou autre : je ne suis, sur les pas de mes professeurs qu’un humble directeur d’études et de recherches indépendant et j’y tiens beaucoup ! Cette attitude me valut même le surnom sympa de "rebelle" au sein de la Fédération européenne de Kyudô …et dans la Marine j’étais devenu, tant mes idées gênaient, "l’attachant mais incommandable Commandant !"

Depuis 30 ans, parmi tous les élèves formés, seuls celles et ceux qui, comme moi, pratiquent chaque jour ont ressenti cette liberté foncière de l’organisme… Ils sont à présent quelques-uns, sur les cinq continents, à percevoir ce que peut signifier le mot "indépendance" pour un organisme normalisé, c’est-à-dire en situation d’équilibre.


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M.R.I-école de Shey-LADAKH-photo-FG 2004


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