23 mars 2007
Editorial

Photo BG "MRI - Ecole Primaire -Cherbourg 1992-1997"
Chers amis (es), chers élèves, chers internautes,
Pour marquer ce 40ème anniversaire de pratique au service du "Takemusu" (notion issue des études de Kototama) qui devrait prévaloir dans toute pratique martiale, j’ai choisi non de raconter ma vie mais plutôt de témoigner des enseignements mêmes cités en titre de ce "blog".
Depuis des années, je me refuse à créer un site car mon but n’est pas de faire étalage de souvenirs, de vanter des mérites, ou passer des heures devant un écran d’ordinateur pour refaire le monde, je n’en ai absolument pas le temps !
L’objectif présent est de marquer un "anniversaire singulier" et d’attirer l’attention des plus motivés, experts mais aussi néophytes de tous bords, scientifiques, artistes, médecins, sportifs, éducateurs, philosophes, pères et mères de famille intéressés par la vie et ses mécanismes subtils … Quel que soit votre métier, votre savoir-faire, votre condition d’existence actuelle, puissiez-vous révéler, valoriser ce sens créatif et ce travail qui est vôtre, via cet outil inné qu’est la "Respiration" et démontrer combien nos soucis quotidiens seraient adoucis, pour ne pas dire solutionnés en bien des cas, si ces techniques d'Eveil était correctement transmises en France et en Europe.
Valeurs d’Exemple
Toutes les valeurs recherchées actuellement pour le retour à l’Equilibre de notre Société dite moderne sont, normalement, contenues dans la pratique des arts martiaux mais la politique compétitive olympique et mondiale a canalisé les esprits, toutes disciplines sportives confondues sur le "haut de l’iceberg", c’est-à-dire sur ce Monde restreint des sportifs de "haut niveau".
L’élite sportive n’a de sens que si, et seulement si, elle est significative de la bonne santé de ses racines… c’est donc une liberté qu’il ne serait pas juste de remettre en cause mais il convient de veiller à ce que des moyens plus magistraux soient consacrés à la face immergée de l’iceberg, pour que nos jeunes sortent de l’hypnotisme collectif, de cette position passive de spectateurs devant leur poste de télévision ou de supporters dans les stades afin qu’ils deviennent acteurs et qu’ils puissent ressentir cette joie irremplaçable que l’on nomme le "Bien-Etre".
Même en arts martiaux, on s’est magistralement éloigné de l’Essentiel, c’est-à-dire de ce qui construit l’Etre Humain dans l’Instant, avec cette capacité de "Respect" de lui-même, des autres et de son Environnement naturel.
Qui n’a jamais entendu parler de ces termes :
"Caractère, Effort, Sincérité, Maîtrise de Soi, Equilibre, Attention, Concentration mais aussi Vérité, Justice et Paix ?"
Il n’est pas une seule réunion en Europe où ces valeurs ne soient pas recherchées et en quelque domaine que ce soit … car la conscience professionnelle, par exemple, en est une résultante directe, à tous les niveaux hiérarchiques, des patrons aux apprentis …qu'il soit question de plannings, de rentabilité, d'assurance-qualité etc…
Ces références peuvent revenir au premier plan, de la même manière qu’il convient de retrouver de véritables gouvernants, non des personnes avides de Pouvoir qui "se servent" mais bien des hommes et des femmes, nantis évidemment de leurs qualités et de leurs défauts, mais qui soient pleinement capables de démontrer leur non-intérêt personnel au travers d’un seul mot "SERVIR".
Nouvelle direction
Il en va de même pour tous les religieux, philosophes et penseurs, "donneurs d’ordres et de conseils"… Si nous voulons voir changer en bien la Société Humaine, commençons par établir une base incontournable, cette Valeur d’Exemple qu’il nous faut offrir aux plus jeunes, dès la crèche, la maternelle et l’école primaire jusqu’aux collèges, lycées, universités en veillant à offrir à nos jeunes adolescents, à nos étudiants, non seulement les meilleurs enseignants mais aussi des professeurs d’expérience, vrais, authentiques, véritables trésors de références dont les enseignants eux-mêmes ont besoin, pour embrasser ce beau et difficile métier !
C’est à ce prix que la Vie changera et s’il fut convenu, par le passé, de mettre l’accent sur la diversité de formations telles que le Sport, ce fut toujours pour contribuer à l ‘Education Physique et Psychique des individus et non pour réduire cet objectif essentiel à l’ombre d’un monde voué aux compétitions de toutes natures et dont le bénéfice réel s’obtient au détriment du plus grand nombre.
Une pyramide posée sur son sommet ne peut tenir en équilibre… ,je dirais même
- pardonnez m’en l’expression … - "qu’elle est vouée à se casser la gueule" !...
En revanche, si l’on place bien une pyramide sur sa large base, nous pouvons aller bien plus haut, ce qui peut alors offrir un sommet compétitif de qualité, animé de valeurs stabilisantes pour un peuple qui éprouve le besoin de se reconnaître dans ses vedettes, dans ses champions…dans ses idoles bien sûr. Alors loin des scandales financiers, loin de ces pseudos-athlètes dopés qui se détruisent et souillent l’Esprit même du noble dépassement de Soi, il est une dimension exemplaire, c’est-à-dire un chemin nouveau à faire goûter à Tous !
Il est possible d’envisager une alternative neutre, dépouillée de tout objectif religieux, du tout politiquement correct, du tout profit financier et, bien sûr, du tout sectaire.
Pour cela, il convient d’oser se mettre autour d’une table "spéciale", éloignée du rapport de force et mandatée pour reconnaître les imperfections du système des 40 dernières années. Cela dit, tout n’est pas mauvais, il y a des domaines qui mériteraient un bon coup de pouce et pas seulement celui de la Société Générale…
Il n’est pas trop tard car il suffit de chercher honnêtement, tous secteurs confondus, celles et ceux qui sont capables, c’est-à-dire des "trésors de compétence", qui ont vraiment quelque chose à dire et à faire… Ce sont ceux-là qu’il faut aider pour l’Avenir de notre Planète ! Il est urgent d’en prendre conscience, chers amis !
Entre Naissance et Mort , il y a … Vie : Quel est donc son Sens ?
Je ne suis qu’expérimentateur, chercheur dans le domaine singulier des Arts martiaux de Tradition et je sers la cause de cette Respiration qui nous est si précieuse …
Ce lien qui nous unit à la Grande Nature, à l'Environnement direct du système solaire, fait couler désormais beaucoup d’encre, par peur du réchauffement planétaire…
Encore une fois, l’Humain souffre de son culte du rapport de force en minimisant, depuis plus d’un quart de siècle, tous les "S.O.S" qui ont été lancés en vain et nous récoltons ce que nous avons semé. Je pense que ce n'est d'ailleurs rien à côté de ce qui peut nous attendre… si nous continuons à discuter sans réagir de manière significative…
Prise de conscience… fruit de l’Education
En 1988 et 1990 j’eus la joie d’intervenir, en qualité de conférencier, pour deux symposiums précieux : le premier "Rapports Sciences et connaissances" et le second, d’actualité en 2007, "Vers une nouvelle Conscience", deux rendez-vous internationaux organisés par Monsieur Lionel Tardif, Directeur de la Cinémathèque de Tours et réalisateur de films documentaires tels que "La Danse de Shiva".
Je l’en remercierai toujours car ce fut pour moi une expérience extrêmement enrichissante de participer à la table ronde : "Cerveau, Pensée, Perception" aux côtés de personnages aussi compétents qu’impressionnants tels que les éminents professeurs et chercheurs Paul Chauchard, Rémi CHAUVIN, Alfred Tomatis, Anne-Ancelin Schuzenberger, Sogyal Rimpoché … Mais ce fut également un temps de rencontres et d’écoute autour de personnages aussi prestigieux qu’attachants tels que les professeurs Brian O Leary, Karl Pribram, Michel Bercot, John BARROW, Rupert Sheldrake, Jean-Louis Siémons ou encore Stanislav Grof et tant d’autres intervenants venus des quatre coins du Monde, en présence desquels le jeune ambassadeur que je fus rapporta le fruit de ses expérimentations sur le Mouvement-régénérateur inné, l’étude des sons originels et des arts martiaux de Tradition.
Le lien inattendu
Lors du 2ème symposium, le Directeur du Théâtre de Chinon sollicita mon aide au bénéfice de la Compagnie de Danse "Archipel 2" dont certains danseurs étaient issus du Corps de Ballet du 20ème siècle de Maurice Béjart. La troupe devait se produire à 21 heures pour la soirée de gala du Symposium mais vers 19 heures, faute de temps pour se restaurer et surtout répéter à l’issue d’une longue tournée, épuisés par un voyage pénible, les danseurs annoncèrent qu’ils ne pourraient se produire sur scène … Je vous laisse imaginer le stress du Directeur …
Ce fut ma première expérience d’enseignement du Mouvement-régénérateur inné dans un contexte artistique et dans l’urgence ! Les détails seraient bien sûr trop longs à relater mais toujours fut-il que la Troupe dansa divinement, si convaincus de ce travail qu’il me fut proposé de les accompagner en Belgique, invitation à laquelle je ne pouvais malheureusement répondre à l’époque.
Il est possible que certaines ou certains d’entre vous puissent s’étonner d’un tel lien entre les arts martiaux, cette respiration, le monde artistique, la vie de chaque jour en fait. Et pourtant …
Qu’à t-on conservé de l’Enseignement de Maîtrise et de Respect des vieux Maîtres qui illustrent pourtant, de nos jours, les mangas nippons et occidentaux ... Sait-on traverser les maladies, les obstacles de l’Existence, voire même l’adversité en générant autour de Soi sérénité, confiance et détermination ? Sommes-nous capables de soutenir un effort "endurant" quand c’est nécessaire, d’aller plus loin quand les pires handicaps nous affectent, quand la souffrance nous envahit, gardons-nous espoir quand tout est perdu ?
En prenant soin d’appliquer certains principes reçus de mes professeurs, j’ai réussi en quelque lieu que ce soit dans le Monde à faire passer ce message, là où la Vie m’a permis d’agir sans moyens, sans tapage médiatique… pour aider les plus démunis.
Chacun de nous est capable de réussir sa Vie, c’est-à-dire d’en comprendre certains mécanismes dits "primitifs" pour laisser surgir un jalon dans ce "brouillard existentiel"…
Je serais heureux que les fédérations d’arts martiaux, toutes disciplines confondues, se posent une question de fond, chère à toutes les lignées de maîtres anciens :
"Quel est le Sens profond des arts martiaux,
quelle est leur raison d’être actuelle ?"
Personnellement, j’ajouterais… Est ce seulement de former des champions ?
Un amer… en France … en Europe
En novembre dernier, à la faveur de mon 20ème séjour au Japon, terre natale de mes professeurs, il me vint l’envie de planter une sorte de jalon, de repère; le marin que je fus dirait, un "amer"… en France, en Europe.
Ainsi, au cœur de ce pèlerinage 2006, une seule motivation força mes pas : dire MERCI aux maîtres Itsuo Tsuda, Takako Nakanishi, Yoshio Kitajima, Taiji Kase …et me recueillir sur leurs tombes…avant toute chose.
Il se trouve que ces êtres étaient japonais mais ils auraient pu être natifs des cinq continents tant leurs enseignements rejoignaient l’universalité de cette existence terrestre et de cette véritable compassion tissée d’une vertu : l’attitude du Cœur,posture de l'Esprit "Kokoro no Kamae".
Je ne développerai pas ici toutes les raisons qui m’ont conduit à revenir m’incliner sur les cendres de ces personnages et catalyseurs hors du commun car j’ai eu cette impensable chance de pratiquer avec chacun d’eux, non une heure, non un stage, non une semaine ou un mois mais bien des années… jusqu’à leurs départs respectifs !
Il me faudrait donc plus d’un blog pour conter ce vécu dont j’aurais pu aussi, depuis bien longtemps, faire étalage dans divers magazines d’arts martiaux…
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
MOUVEMENT REGENERATEUR INNE

Maître Noguchi & le Professeur Tsuda / Photo Seitai - Kyokai
Le vécu est un préalable à la transmission
Avant de trop rêver, d’enseigner, de transmettre, j’ai appris d’abord à …"apprendre" puis à expérimenter sur moi-même : les plus anciens de mes élèves le savent bien, je ne transmets que sur la base du vécu ! Sans ce respect, nous discutons trop sur le sexe des anges, sans savoir vraiment s’ils sont mâles ou femelles…c’est ainsi que le Professeur Tsuda nous incitait à travailler sur nous-mêmes pour accéder à cette sensation - première !
S’agissant du travail personnel qu’il m’enseigna, j’en garde un témoignage vivant : la faculté d’observation, celle-là même qui m’a permis de transmettre sans déformer avec le temps, le fond et la forme de ce qu’il nous livra au fil de ses dernières années de vie et dont ses neuf ouvrages témoignent avec rondeur, simplicité et humour.

M.R.I à OAKAM-Sénegal-photo BG 2002
Un nouveau challenge
Eriger ce passage entre l’expérience affirmée de 40 années de pratique et offrir au plus grand nombre la possibilité d’identifier ce principe de vie saine, sans tomber dans les filets de toutes sortes de dépendances, est un nouveau challenge auquel je songe après avoir fait deux grands séjours à caractère humanitaire, l’un en 2002 au Sénégal, dans les quartiers de Ouakam et l’autre, en 2004, au Ladakh, lors du grand pèlerinage des ornements de Naropa qui fait déplacer, tous les douze ans, non seulement des lamas tibétains mais aussi des foules de pélerins de toutes contrées d’Himalaya et des cinq continents…
Ainsi, en inculquant sur les chemins à toutes et à tous, sans distinction de race, de confession, de niveau social, les principes pratiques de vie saine préconisés par le Maître Haruchika Noguchi et tels que Itsuo Tsuda nous les a transmis, j’ai pu confirmer les observations effectuées lors de mes expérimentations sur le Mouvement-régénérateur inné au sein de la Marine Nationale, des Armées et de la Police Nationale de 1983 à 2001.
Différence entre « Katsugen undô et Seitaï »
Dès ma rencontre en 1985 avec la famille du Maître Noguchi, j’avais expliqué à ses fils, par le truchement du Professeur Tsuchiya, que je poursuivrais ce travail en suivant bien les recommandations de leur père, au travers de l’Enseignement du Professeur Tsuda., en particulier sur l’observation, la sensation et le non-but "thérapeutique".
En concentrant mon travail d’étude et de recherches sur ce Mouvement-régénérateur inné (Katsugen-undô), travail capable d’engendrer, le jour venu, autonomie, vigilance, indépendance et donc liberté et respect du "vivant", je fus en mesure de discerner la grande différence qui existe entre le travail inné du mouvement-régénérateur et la méthode technique humaine utilisée en "seitaï".
Déjà, le temps consacré pour former des techniciens-seitaï (15 à 25 ans) mais aussi et surtout, le principe même de ce travail ne saurait répondre à la prise de conscience de chacune et de chacun, sans risquer d’engendrer, de surcroît, une méthode de dépendance qui transformait déjà, après-guerre, les techniciens-seitaï, en "garagistes" chargés de réparer, à courts termes et en vain, les excès de toutes sortes de ce monde grandissant, ce que le Maître Noguchi avait clairement identifié comme impossible à réaliser.
En effet, s’il est possible de réunir un grand nombre de personnes pour enseigner la façon de bien pratiquer individuellement (expérience vécue, par exemple, en juin 1992 à Cherbourg, en regroupant 256 élèves d’une école primaire), inversement, il ne serait pas évident pour un technicien-seitaï de travailler sur 256 personnes différentes, en ateliers personnalisés, dans une même journée.
D’ailleurs, selon le Professeur Tsuda, si le Maître Noguchi parvenait à quelques 400 réajustements individuels par jour, c’était lié au fait que cet homme exceptionnel dormait moins que Napoléon, c’est-à-dire qu’il était capable de donner des cours la nuit et de travailler le jour, en ne se reposant qu’une heure et demi environ par 24 heures …Je n’en dis pas plus !
Dès 1950, il préconisa l’apprentissage individuel et donc, le non-recours à un technicien pour les étapes de la vie quotidienne, avec ses hauts et ses bas !
A ce sujet, un encouragement me fut donné en ce sens en 1988, à Limoges, lors d’un stage intensif de Karatedo-kyudo-Kiaï qui était organisé dans le dôjô de mon frère d’armes, ami et senpaï Robert Pechalat, professeur de Karatedô, élève direct du Maître Kase.
Je fus victime d’une crise de coliques néphrétiques, je n’avais alors que 12 années de pratique assidue de Mouvement-régénérateur et tout m’exhortait, douleur oblige, à annuler le stage pour n’envisager qu’une prise en compte médicale de la situation…
Durant trente minutes, la pratique réciproque, c’est-à-dire l’expiration concentrée de mes élèves restait sans résultat en dépit de leur motivation quand soudain ,je ressentis la nécessité d’accentuer le travail individuel. Je découvris alors, spontanément, un "point seitaï" (de la dimension d’une bille) sur lequel je fis moi-même l’expiration concentrée, ce qui augmenta la douleur durant un court instant (hypersensibilisation) puis engendra une évacuation définitive …
A la grande stupéfaction des stagiaires présents, une profonde détente s’instaura ,je pus retourner aux toilettes normalement et conduire le séminaire, en particulier la nuit complète de Kyudo qui était programmée, sans jamais avoir de rechute depuis cette époque, c’est-à-dire il y a maintenant 19 ans…
Le professeur Tsuda nous enseignait parfois une ou deux techniques de réajustement "seitaï", non pour faire de nous des techniciens mais bien pour stimuler notre travail individuel : en cela également, il était précieux de bien l'observer lorsqu'il travaillait…
Ce jour-là je compris combien le Katsugen-undô, cet exercice journalier de "réveil" des facultés innées est un révélateur de techniques "seitaï" !
Pacte de vie saine et pleine
Je cite à nouveau Monsieur Tsuda : "Si tout l’Etre participe pleinement au tourment , à la souffrance ainsi qu’au plaisir et à la joie, alors il ne reste plus de place pour le regret…"
On assiste actuellement en France, à une recrudescence de pactes que l’on propose à des candidats qui se veulent "acteurs du changement", porteurs de nouveaux espoirs !
Lorsque l’on dit "C’est l’Homme qui sauvera l’Homme", je le crois mais je ne pense pas à ceux qui cherchent le Pouvoir, je songe à chacune et chacun d’entre nous car nous sommes capables, avec rien, d’agir au quotidien, là précisément où d’autres échouent , avec tout !
Impact bénéfique
Je m’explique : ce petit blog d’internaute n’est qu’un phare discret pour des générations à venir de professeurs expérimentés, d’intructeurs et d’élèves pour qui ces cinq enseignements seront, un jour, très précieux…
Cependant, au cas où les pratiquants d’arts martiaux ne seraient pas encore prêts à entendre, j’espère que ces mots seront également lus et ressentis par des personnes qui n’ont aucune expérience en ce domaine.
J’évoque ici, tout comme j’écris, tout comme j’explique lors de mes conférences ou stages, sur la base d’expériences vécues et non imaginées ou rapportées…
Quand je parle d’impact bénéfique direct sur l’Education, la Santé et, par répercussions, sur toutes sortes d’équilibres comme celui, plus comptable, de notre Sécurité sociale, je livre des outils de travail pour que chacune et chacun puisse mesurer, sur le long terme, la véracité de tels travaux sur la Respiration et le Kiaï.
Peu de gens imaginent qu’à la date de construction de ce blog-anniversaire je continue à expérimenter sur moi-même, chaque jour, les vertus de la stimulation du "système-moteur extrapyramidal" enseignement, je le répète, reçu directement du Professeur Itsuo Tsuda, dans un but non thérapeutique.
Il fonda à Paris et en d’autres lieux de France et d’Europe, une école de Respiration très singulière qui nous en apprenait autant sur nous-mêmes que sur l’existence elle-même, sans oublier l’éclairage qu’il portait sur les arts martiaux, via ces deux notions essentielles de "Haku no Budo et Kon no Budo".
Itsuo Tsuda fut bien plus qu’un écrivain, bien plus qu’un expert d’aïkido, bien plus qu’un philosophe…
Rencontre et nouveau départ
Parrainé alors par Mesdames Régine Bonafé et Yane Audran, j’avais eu la grâce de pouvoir étudier à ses côtés, au milieu des années 70, à une époque où bon nombre de ses premiers élèves n’avaient plus de ses nouvelles et le croyaient reparti au Japon tant ils ne se souciaient guère du sens de son travail, ou devrais je dire plutôt, de sa mission.
En 1977, il m’encouragea dans la création du groupe d’études que je fondai à Cherbourg et qui devint, dès les années 80, avec l’aide de mes élèves Jean-Marie Godier, Elise Martinez, Roger Burgat, Christine Busnel, Nicolas Brard, Philippe Leseigneur, Daniel Masquelier, Elisabeth Palmiéri, Bruno Capron , et tant d’autres, l’Association pour l’Etude de la Respiration, déclarée au Journal Officiel en 1984, agréée en 1995 pour l’Education et la Jeunesse.

Classes du CP au CM2 - expérimentation Cherbourg / Photo Marine Nationale 1992
Situations extrêmes
Travaillant parallèlement sur les situations extrêmes en 1985, quand je suis parti avec d’autres camarades de toutes armes pour servir la Paix à Beyrouth, au sein des "Casques Blancs français", tantôt comme observateur et diplomate de terrain travaillant à six mètres à peine d’une tranchée-combattante sur le Front de Souk El Gharb, tantôt comme simple "sac de sable", c’est-à-dire Garde du Corps de nos chefs de détachement : cette expérience força le respect et la curiosité de divers commandants d’unités opérationnelles et, plus tard, le Service d’études et de recherches de Santé pour la Marine Nationale, en particulier, le Médecin Général Hyacinte qui diffusa, dans les années 90, une note circulaire à l’attention des médecins d’unités relevant de sa Direction régionale, afin d’encourager mon travail en faveur des marins souffrant de Naupathie. Je lui en suis toujours reconnaissant car ce travail était d’avant-garde et donc, peu facile à planifier dans les programmes de formation physique et psychique.
De 1985 à 1999, mon travail consistait à diriger l’Entraînement Physique et sportif de toute une région maritime (environ 5000 marins pour Cherbourg et 18000 pour Brest ) mais je me suis attaché à ne pas me contenter des "championnats"… Ainsi, j’intervenais souvent pour travailler sur la Maîtrise de soi, l’Endurance à la fatigue, l’Adaptation aux conditions climatiques pour les Fusiliers-Marins, Commandos Marine, Plongeurs-Démineurs et maintes unités opérationnelles… navigantes ou terrestres .
Depuis 1978, je détenais un record de France "Marine" de Tir au Fusil à 300 mètres : grâce à ce travail de "masse" que je m’attachais à mettre en place, ce fut le Premier Maître Clément Hervé, Chef de Quart de formation, imprégné de ces principes précieux sur la Respiration, l’enracinement de la "posture" et la "Visualisation" qui devint, en 1996, pour ma plus grande joie, le nouveau Recordman !

L'auteur en mission de Paix à Beyrouth -Photo BG / DETOBS Août1985

L'auteur aux côtés de son élève, le Premier - Maître Clément / Photo Marine Nationale 1996
Une goutte d’eau dans l’immensité des océans…
Bien que ce travail ne soit donc pas voué à la thérapeutique, je ne refuserai jamais d’aider les thérapeutes (médecins généralistes bien sûr, mais aussi chirurgiens, chirurgiens-dentistes, neurologues, psychiatres, enfin toute personne sérieuse dont le métier est de servir la santé d’autrui car il est possible d’aider le Corps médical dans son ensemble à obtenir de meilleurs résultats, avec moins de médicaments ou de traitements dont les effets secondaires ralentissent le retour à l’équilibre et demandent deux fois plus de travail à l’organisme.
Par exemple, il aura fallu presque 70 ans pour que l’on reconnaisse "scientifiquement" le rôle bénéfique de la fièvre (publication faite dans La Recherche-Actualité des sciences-N°404 de Janvier 2007/p.22)…quand on sait que le Maître Noguchi, puis le Professeur Tsuda n’ont cessé de nous expliquer comment utiliser ce mécanisme d’accroissement immunitaire sans prendre aucun risque.
Nous, élèves directs et expérimentateurs de la première heure, avons bénéficié de cette approche singulière et en avons fait bénéficier nos proches, nos enfants et certains élèves très motivés mais, sans validation scientifique, ce travail resta bien sûr quasi confidentiel, à l’échelle d’une goutte d’eau dans l’immensité des océans !
Le temps passe et de nos jours je suis plus confiant car les "neurosciences" confirment "crescendo" les constatations d’un travail de trente années, sur ce domaine de la Respiration et de la régénération innée.
S’agissant de la thérapeutique de demain, elle se trouvera grandement facilitée quand des soins, des traitements seront prodigués sur des patients dont l’organisme, dont le "terrain" sera naturellement réveillé au niveau du système nerveux (extrapyramidal), comme ce fut mon cas dans ma 20ème année de pratique.
L’accident, l’expérience - tremplin
En Octobre 1997, je fus victime d’un grave accident de voiture et l’impact de ce travail personnel journalier créa, à cette époque, l’étonnement des urgentistes et chirurgiens des hôpitaux de Fontainebleau et de l’Hôpital des Armées de Lorient.
Comme je l’avais déjà suggéré et proposé plus tôt, pour répondre à l’appel du Sidaction présidé par Madame Line Renaud, en présence des professeurs Montanié et Joly, au début des années 90, il eût fallu se donner les moyens peu onéreux, d’observer… et de tester.. Un travail comme celui-ci réclame la compréhension pour qu’il ne soit ni confondu, ni assimilé à toutes sortes de méthodes humaines "dites douces". En effet, personne n’a créé le travail extrapyramidal, c’est inné : d’ailleurs ce mot devrait suffire à lui seul pour éviter les confusions ou les amalgames…
Si, demain, les vertus innombrables de ce travail se démocratisaient, je continuerais à exiger des protocoles bio-médicaux en bonne et due forme pour que l’impact thérapeutique soit scientifiquement mis en évidence… et que pédagogie en soit ainsi faite pour les générations futures et que l’on sorte des idées faussement reçues !
Il m’arrive d’évoquer, en conférences et stages, les possibilités de pratiquer aisément, par exemple à bord d’un bateau, en pleine mer, comme je l’ai vécu en 1982 à bord des goélettes Etoile et Belle-Poule de la Marine Nationale ou encore, de 1978 à 1980 à bord du Porte-Hélicoptères Jeanne d’Arc et à bord du sous-marin Le Triomphant en 1995. Il en fut ainsi également en toutes autres circonstances, notamment à bord d’un avion de chasse en 1992 etc……
D’autres expérimentations virent le jour, par exemple pour une Ecole Primaire française des classes de CP à celles de CM2 : il me fut donné d’instruire durant cinq années, de 1992 à 1997, trois fois par semaine, sur le temps scolaire cet exercice ludique et singulier, via la Respiration.

Article impact Medecins 1993
La France sera un "moteur"
Le chercheur que je suis a, certes, vérifié par lui-même et les constatations faites sur trente années forcent ma conviction et cette motivation sans faille qui me pousse encore aujourd’hui à écrire… De plus, je bénéficie également d’une antériorité significative pour ces travaux uniques en France publiés notamment par "impact médecins" en 1992 ou plus avant, lors du symposium international sur les rapports "Sciences et connaissances" déjà évoqués ci-avant, dans le livre "Vers une nouvelle Conscience".
Force est de constater que la logique économique actuelle ne va pas du tout dans le sens d’une "Science du particulier" (Titre du 3ème ouvrage de Monsieur Tsuda) et donc, d’une valorisation légitime du "terrain".
Bien que de petits chercheurs comme moi ne soient pas aidés en France, je continue à croire qu’il y aura un sursaut, ne serait-ce que pour réduire ce déficit impensable de notre Sécurité Sociale et aussi parce que j’ai énormément voyagé et que j’aime la France, elle mérite tant que l’on transforme les choses, que toutes les professions soient honorées comme il se doit pour que les départs hors de l’Hexagone ne soient plus jamais liés à un pouvoir d’achat médiocre et donc, à un manque notoire de compétence de nos gouvernants, dont beaucoup sont pourtant "diplômés de l’Ecole Nationale d’Administration ! "

MRI au service de l'Education/Photo BG
Quand la population française apprendra, dès l’Ecole Primaire, ce principe de vie saine via le mouvement-régénérateur inné, notre Système de protection sociale cessera de s'appauvrir, la violence se dissipera, les jeunes et les moins jeunes ressentiront leur vie "au présent " et le travail qu’ils accompliront, avec conscience professionnelle et respect des autres, sera reconnu et rétribué à son juste niveau !
Pour toutes ces raisons, je resterai en France pour "servir" cette Recherche que mes professeurs m'ont indiquée car l'enjeu est vital !
Chacun doit donc réapprendre à "faire pipi" tout seul
Trop peu de gens oublient une évidence : Nous sommes tous destinés à mourir et le Temps nous est compté !
Personne n’échappe à cette échéance et chacun de nos périples sur Terre est une chance éphémère qui nous est offerte : il nous appartient d’en faire quelque chose de VRAI, d’AUTHENTIQUE et ça, la Société ne le fera jamais pour nous …
En l’absence donc de protocoles validés, de preuves scientifiques, heureusement il nous reste les "constatations" et ce n’est pas rien !
A l’instar de mon professeur, je me limite toujours à "indiquer où sont les toilettes et comment elles fonctionnent mais je me refuse d’aller aux toilettes pour les autres car personne n’y va pour moi-même": J’observe, avec une inlassable curiosité, la façon dont mon organisme traverse les maladies et les accidents depuis plus de 30 ans, grâce à ce travail journalier sur les voies motrices extrapyramidales et sur le système endocrinien. Et chaque jour… je dis merci !
Le véritable miracle est en chacune de nos cellules
L’expérience qui nous a été transmise est le fruit de longues observations mais l’outil inné est heureusement déjà en chacun de nous : dès lors, il suffit de le stimuler, de le réveiller, pour que l’organisme accomplisse les tâches qui lui sont dévolues : résorber des excès, combler les déficits, tant neurophysiologiques que psychiques…
En d’autres termes, on n’apprend pas à éternuer, à bailler, à placer la main spontanément à l’endroit d’un traumatisme ou, tout simplement, à gesticuler d’une jambe ou d’un bras pendant notre sommeil… et tant d’autres mécanismes de vigilance, de protection, de besoin qui échappent totalement à notre système nerveux volontaire, pyramidal.
Cela dit, avant d’enseigner ce travail qui engendre l’autonomie et donc, la "non dépendance", il faut prendre soin de beaucoup pratiquer et d’expérimenter sur son propre organisme avant d’affirmer, à son tour, que le mouvement-régénérateur inné est notre "meilleur ami", moteur de notre vigilance, de notre maîtrise, de notre faculté d’adaptation à toutes situations des plus philosophiquement accessibles aux plus dangereuses pour notre intégrité physique.
Je me limite ici à donner quelques repères car il est vrai que depuis 1976, "j’ai fait pipi comme tout le monde", en d’autres termes, j’ai traversé maladies, accidents et situations difficiles, parfois même extrêmes, sans avoir recours aux béquilles habituelles : ni aspirine, ni sirop ou autres médicaments censés résoudre tels ou tels problèmes … Rien de tout cela.
Je me suis limité à des examens classiques, prises de sang, radios, scanners et seulement quand ce fut nécessaire pour contrôler la façon dont mon organisme "normalisait" les choses…dans tel ou tel cas.
Au risque de passer pour ce que je ne suis pas
Rassurez-vous, je ne suis membre d’aucune communauté philosophique, religieuse, politique ou autre : je ne suis, sur les pas de mes professeurs qu’un humble directeur d’études et de recherches indépendant et j’y tiens beaucoup ! Cette attitude me valut même le surnom sympa de "rebelle" au sein de la Fédération européenne de Kyudô …et dans la Marine j’étais devenu, tant mes idées gênaient, "l’attachant mais incommandable Commandant !"
Depuis 30 ans, parmi tous les élèves formés, seuls celles et ceux qui, comme moi, pratiquent chaque jour ont ressenti cette liberté foncière de l’organisme… Ils sont à présent quelques-uns, sur les cinq continents, à percevoir ce que peut signifier le mot "indépendance" pour un organisme normalisé, c’est-à-dire en situation d’équilibre.

M.R.I-école de Shey-LADAKH-photo-FG 2004
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
MOUVEMENT REGENERATEUR INNE
Vieillir disponible
L‘Entropie croissante n’est peut-être pas une loi dont le schéma est applicable à tous …
Quand le système moteur extrapyramidal est stimulé, il est concevable d’aller vers la mort en ne cessant jamais de s’améliorer, tel un fruit mûr qu’une simple brise fait tomber de l’arbre, au terme de sa maturation : nous connaissons tous des êtres qui sont capables de vivre pleinement et de traverser ainsi les obstacles de l’Existence, en vieillissant jeune, c’est-à-dire en prenant des rides, des cheveux blancs mais en ne cessant pas d’être disponibles et d’être actifs jusqu’à leur dernier souffle.
Cette façon d’aller vers la mort en vieillissant disponible n’a rien à voir avec ce que rapportent certains médias s’agissant de la beauté plastique, des traitements de toutes sortes censés prolonger la vie des humains de ce siècle…
En faisant croire que les êtres vivent plus vieux, grâce aux pommades, aux produits miracles de toutes sortes… beaucoup ont la conviction que l’on vit effectivement plus vieux c’est-à-dire selon cette échelle de longévité "84 ans pour les femmes et 78 pour les hommes", et dotés depuis peu, d’une garantie supplémentaire si l’on est "diplômé" car, dit-on, cette catégorie vivrait plus longtemps …
Il serait vraiment plus raisonnable de se rapprocher des recherches menées et publiées par des scientifiques et nombre d’anthropologues dont les travaux grandissants ne semblent pas tout à fait cautionner ces thèses de marketing sur la longévité… Je ne serais pas loin de parier que nous ne sommes pas en avance mais plutôt en retard sur nos ancêtres, ceux d’avant … l’Age de Fer par exemple… !
Le Professeur Tsuda avait raison d’attirer notre attention sur le fait que "nous sommes toutes et tous semblables mais infiniment différents les uns des autres…"
Mais différents en quoi ? Par les diplômes ?
Dès notre gestation, puis à notre venue en ce Monde, nos mécanismes de vigilance, devrais-je dire de "survie", ne sont pas dotés de la même vitesse de réaction. Ce paramètre est vital pour la suite de l’Existence. Nous venons tous au Monde avec un handicap, une paresse, un manque ,un excès et ce corps, cet organisme vivant, imparfait, nous pose toujours de sérieux problèmes quand il ne fonctionne pas bien …N’est ce pas ?

M.R.I-Cité avion à Ouakam-Sénegal-photo CH.BURGAT 2002
Nos capacités cachées
Or, notre façon de vivre, notre compréhension des phénomènes de la Grande Nature peuvent nous aider à identifier nos capacités cachées, bien présentes en chacune de nos cellules.
Que nous fassions partie ou pas du monde des diplômés, nous ne pouvons faire l’économie d’aller aux toilettes et l’observation de ce qui se passe actuellement avec l’avènement du téléphone portable et des tous nouveaux moyens informatiques m’invite à conseiller, plus qu’hier, le réveil du système nerveux involontaire car une nouvelle apathie s’installe chez les civilisés modernes : la perte de vigilance !
Si l’on ajoute à cela les multiples pollutions qu’il nous faut subir, bon gré mal gré, nul doute que nos organismes seront de plus en plus soumis à rude épreuve et qu’il est vital de mettre au travail ces capacités cachées dont le métier est de nous faire traverser les tempêtes…
Vraiment, je vous y encourage dès maintenant car les "bonnes résolutions présidentielles" ne changeront pas notre quotidien à court terme, ni même à moyen terme.
Que nous le voulions ou pas, il nous faudra essuyer d’autres plâtres pour que nos organismes s’adaptent réellement aux nouveaux rythmes, aux outils modernes dont nous ne pouvons déjà plus nous passer !
A partir de janvier 2000, je fus conduit à poursuivre ma tâche en qualité de chercheur indépendant tout en continuant de transmettre à tous, adultes, étudiants, enfants mais aussi plus spécifiquement, à des experts d’arts martiaux qui, au sommet de leur virtuosité technique, recherchent pour certains d’entre eux (ils ne sont pas très nombreux), les clefs d’études authentiques du Kiaï et de la Respiration.
Témoignage
A Paris, lors du vernissage de l’exposition-photos de Monsieur Michel Random à la fin des années 1970, il me fut donné de marcher un long instant aux côtés d’un homme âgé, Monsieur Jean-Lucien Jazarin, Président du Collège des ceintures noires de France qui, s’appuyant de son grand âge sur mes 24 ans, me chuchota à l’oreille :
"Je voudrais tant que le Judô authentique survive, le véritable Judô va mourir… !"
Plus tard, bien plus tard, je compris ce que cet homme, grand serviteur du Judô, avait tenté de me faire comprendre et que j’ai pu identifier en d’autres disciplines.
Chaque fois que l’occasion m’en fut donnée, je tentais de partager mon expérience en pratiquant avec des professeurs de toutes disciplines, ce qui brisait les clivages, les rapports de force et les idées reçues ridicules …
De nos jours, force est de constater que très peu étudient cette "Respiration" et ce "Kiai".
Et pourtant, bien des discussions traînent toujours en longueur sur ces sujets : "Souffle, Ki, pouvoirs de ninjas etc…" preuves d’une forme de frustration et de formations incomplètes…Nous sommes peu d'experts dans le Monde et extrêmement peu en Europe et en France mais il suffirait de consacrer des crédits à cet aspect authentique du Budô , pour que la Formation des professeurs aille plus loin…
Tsuda Itsuo O Sensei - Photo Ecole de la Respiration
-Paris adressée à chaque élève ayant contribué à ce geste

Tombe du Professeur et Maître Tsuda Itsuo - Cimetière du Père Lachaise - Paris / Photo BG
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
KOTOTAMA - LANGAGE des SONS ORIGINELS - PRATIQUE MATINALE

Gravure à l'encre de Chine - B Garnero 1976
L’incroyable signal
Après m’avoir conseillé d’une part, d’étudier le Karatedo de Me Kase et, d’autre part, m’indiquant le sens du Kototama de Me Nakanishi, si bien évoqué d’ailleurs dans son 8ème ouvrage "La Voix des Dieux" et bien qu’il ait annoncé la reprise de ses stages en mai 1984, le Professeur Itsuo Tsuda me dit "adieu" par deux fois, le 16 décembre 1983 en présence de son épouse et de quelques élèves parisiens.
Le 10 mars 1984, je recevais un appel téléphonique de Paris m’annonçant qu’il venait de quitter ce Monde…
De ce "pont céleste flottant" si souvent évoqué par le Maître Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aïkido, il nous laissa les clefs d’un domaine irrationnel à souhaits et, en ce qui me concerne, je n’ai cessé de chercher sur ses ultimes conseils…nettoyant sa tombe à chacun de mes passages à Paris et, comme bien d’autres de ses élèves, foulant les pavés du Cimetière du Père Lachaise pour lui confier joies, peines, difficultés du quotidien mais aussi ma gratitude sans faille pour la confiance et le soutien qu’il m’accorda, lors de la création de mon premier groupe d’études à Cherbourg en 1977.
Pour que le ridicule ne tue pas
Dans des conditions que je ne peux relater également par simple blog, j’allais devenir, le 2 mai 1987, l’élève occidental de Takako Nakanishi Seiun Senseï.
Avec son mari Kôun Nakanishi, elle avait fondé le Centre d’études et de recherches sur le Kototama qui, à cette époque, était implanté dans les montagnes de Suzuka.
Quand je pense à tous ces gens qui se vantent de connaître ce domaine et qui se risquent même à écrire des ouvrages sur ce thème… une alternative s’impose pour que le ridicule ne tue pas !
Il faut savoir qu’il fallût à mon professeur 7 ans et 8 mois d’ascèse en montagnes, de 1935 à 1942, pour comprendre seulement ce qui se cachait derrière le mot "Kototama" et, soyons un peu réalistes, plus de 60 années pour élaborer une sorte de dictionnaire des sons originels communs à toutes les civilisations, langues et dialectes.…
Il y a vraiment des êtres qui ne manquent pas d’air et surtout qui n’ont aucun scrupule à tromper autrui en essayant de "vendre" une incompétence, tout cela au détriment de personnes fragiles, débutantes… ou même d’experts désireux de se perfectionner.
A toutes celles et tous ceux qui s’intéressent à cette dimension-origine du Budô, sachez que le "Kototama" ne s’enseigne pas avec des livres, des cassettes, des dvd ou autres supports modernes et qu’il ne suffit pas d’avoir de l’argent pour s’offrir des séminaires onéreux censés nous livrer les secrets du Carré magique, des cinq éléments, sons ,directions, orientations, ou même des Kujis , des tests du "Goma", du "Takigyô" , des travaux sur le "Mochiro", "Noritos" et autres techniques précieuses comme celle du "Kiaï" qu’aucune de ces personnes ne sont capables de transmettre…

Nakanishi Takako Séiun O Sensei ( jeune fille-biographie 2006)
Perpétuelles recherches
Mon Professeur enseigna le "Ki" au Fondateur de l’Aïkido de 1941 à 1961 car Ueshiba O Sensei remit en question son "Savoir" en 1939, histoire consignée dans un manuscrit confidentiel sur l’Historique du Kototama et dont Maître Tsuda fut le premier à évoquer l’Existence (8ème ouvrage).
Bien avant de quitter ce Monde, dès 1990, Nakanishi Seiun O Sensei m’avait transmis ce manuscrit pour étayer mon propre chemin en ce domaine car beaucoup de choses ont été déformées au fil du Temps qui passe et des instructeurs qui se sont succédés…
Test du "Goma avec Bonten "sous contrôle Nakanishi Seiun O Sensei 1990-Photo "Nigishiden Japon "
Chaque fois que j’entends parler de quelqu’un qui enseigne le "Kototama" ou le "Kiaï" en France, en Europe ou à l’Etranger, je m’attache à ce que ce ne soit pas fait sous le nom de mon Professeur. En effet, que les gens fassent n’importe quoi pour se remplir les poches c’est une chose ; après tout, ils en prennent de grands risques pour eux-mêmes. Mais il est très pénible de constater que certaines personnes n’hésitent pas à "s’approprier des textes publiés" pour promouvoir leur incompétence…
Dans ce cas, j’attire l’attention des intéressés pour que cela cesse et, à défaut, je n’hésite pas à intervenir selon la procédure légale qui est la nôtre, non pour moi mais pour l'Honneur et le Mérite de mon Professeur.
Fort heureusement, je ne passe pas mon temps à cela, j’ai mieux à faire !

Nakanishi Mieko Sensei (fille de Séiun Sensei - photo Kototama 2005)

Professeur et Maître Tsuda Itsuo - Photo Ecole de la Respiration -Paris (1977-1982)
Pratique respiratoire matinale
Ce fut grâce à Monsieur Itsuo Tsuda que je découvris cette pratique, au milieu des années 70. Le terme d’Aïkidô n’était que très rarement prononcé mais nous savions toute l’importance qu’accordait notre professeur à cette pratique de l’aube… Comme je pratiquais déjà le Karatedô, j’avais résolu, à l’époque, de me consacrer uniquement à la première partie de cet "Ai-Ki" bien que la seconde m’attirait énormément.
Ainsi, durant huit ans, je m’imprégnais du "Noritô" tapé à la machine par Monsieur Tsuda sur papier libre et mis à la disposition de celles et ceux qui souhaitaient l’étudier.
Quand il nous quitta le 10 mars 1984 et que je me rendis à Paris, auprès d’autres élèves pour le veiller, je fus réconcilié avec la Mort en le voyant, son bokken et son recueil de pièces de Théatre Nô épousant son corps sans vie mais …si paisible, si beau pour son départ…son verre d’eau près de lui …
Lui qui n’avait jamais voulu être reconnu comme "maître" de son vivant, lui qui n’avait jamais fait valoir ses "dan" en Seitaï, en Aikidô, cet homme, ce Grand "Monsieur Tsuda" venait de planter un jalon particulier dans le "brouillard" de notre recherche et je ne pouvais imaginer que, d’une certaine manière, il serait à mes côtés trois ans plus tard pour m’aider à retrouver cette femme hors du commun qui repose désormais en Paix, dans un des plus beaux lieux du Japon, dans les montagnes de Nachi San, au Sud de Wakayama Ken !

Le récit de ma rencontre et la façon dont je devins, à mon insu, l’élève de Nakanishi Takako Seiun Senseï, fut relaté dans des cahiers destinés à des élèves directs à partir de mon journal de voyage, pour que ces circonstances ne soient pas "romancées".
Ce que je puis dire à présent sur ce blog, c’est que je suis dépositaire de l’enseignement et des initiations dont mon professeur me fit don et je suis sûr que ce travail concernera, à terme, tout autant des experts de toutes écoles d’arts martiaux, que des personnes qui ne sont pas familières, voire même étrangères au Budô…
Il m’est déjà arrivé d’être sollicité par des danseurs, des musiciens, des éducateurs, professeurs des écoles, médecins, artisans, hommes et femmes de lettres mais aussi hommes et femmes de toutes conditions…

L'auteur en pratique matinale - Fudô Shin Dôjô / Photo AER 2001
L’étude des sons , des éléments communs à la Grande Nature et à nous-mêmes
Lorsque nous sommes venus au Monde, notre premier cri ou "son" fut semblable à ceux poussés par tous les bébés de la Terre depuis des temps immémoriaux : la base du Kototama exige un travail de "nettoyage" de nous-mêmes.
Pardonnez cette expression, c’est un peu comme une grosse cloche de fonte recouverte de boue qui ne parviendrait pas à résonner convenablement. Il serait nécessaire de la débarrasser de cette épaisseur de boue !
Il en va de même pour nous, humains. Notre "blindage" est un obstacle et, au lieu de chercher à accumuler les pouvoirs, les techniques et autres "lampes d’Aladin", il serait plus juste de retrouver cette résonance du nourrisson pour faire "Un" avec l’Univers.!
Là encore, que d’abus en tous genres. Nous avons appris récemment qu’un courant de pratique très connu en France propageait des techniques de soins et un soi-disant "cri primal" sans en connaître, ni les tenants, ni les aboutissants : non seulement ces personnes risquent ainsi la santé des stagiaires qui leur font confiance mais, en plus, d’après le récit des médias, ils s’enrichissent outrageusement et nuisent au travail sérieux qui peut être fait en ce domaine notamment au sein d’écoles sérieuses et authentiques d’arts martiaux.

L'auteur en Kiai no Kata - Ecole Navale japonaise à Brest / Photo Marine Nationale 1990
2004, l’année " 5 Terre", celle d’une Transformation pénible pour des milliers d’êtres
Nakanishi Seiun O Senseï, décédée le 7 août 2004 à l’âge de 87 ans, répétait souvent :
"Toute pratique martiale est une manifestation de Ki-Aï, c’est le Takemusu du Bûdô que d'être au Service de la Voie "verticale", celle du Nettoyage de Soi, de l’aide que l’on peut offrir à ceux qui sont vulnérables mais aussi celle des valeurs que l’on doit défendre dans la Société, un combat perpétuel pour la Paix !"
En fait, au fil des années, je ne me suis jamais lassé de questionner Seiun O Senseï sur ces idéogrammes identiques dont l’écriture inversée livre les sons "Aï-Kî et Ki-Aî" car d’explications en explications, de démonstrations en démonstrations, d’ascèses en ascèses, tout m’exhortait à nettoyer plus encore et de chercher plus encore le sens de ces sons !
Mais, pour clore ce propos sur le Kototama, je vous propose de découvrir le premier précepte des règles du Centre d’Etudes et de Recherches de mon professeur :
"Le Temps et la Respiration sont les biens les plus précieux de ce Monde …
…ne les gaspillons pas pour de vains intérêts !"
Travail de poussée du Bokken - Fudô Shin Dôjô / Photo AER 2001
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
KYUDO – TIR INTERIEUR

Anzawa O Sensei ( 47 ans - Arc de 42 kgf ) Dôjô de Sendai-Japon-1934 / Photo B.Garnero
En ce 18 février 2007, jour-anniversaire de la mort en 1970, du grand Maître-archer Anzawa Heijiro, j’ai d’abord une pensée pour son fidèle disciple, le Professeur et maître Kitajima Yoshio qui nous a quitté le 13 décembre 2005, à l’âge de 93 ans.
Le 18 de chaque mois, il marquait l’anniversaire du départ de son maître par une journée de tir au dôjô "Shatoku te" de Kunitachi.

Kitajima O Sensei - Emadôjo d'Enkakuji - Kamakura-Japon / Photo B. Garnero 1986
L’appel de l’Arc
Le temps a passé depuis cette année 1975 où je fus contraint d’interrompre la pratique de Karate dô suite à un accident de parachute : toutefois, en dépit de l’avis contraire des médecins de l’époque, je décidai de pratiquer tout de même le Kyudô pour ne pas perdre le lien avec la pratique martiale et c’est ainsi que je fis mes premiers pas, sous l’enseignement de Monsieur le Professeur Jacques Normand, élève de Matsui O Sensei.
Puis, sur ses conseils, je m’orientais en Juillet 1976 vers une autre lignée d’archers conduits en France par Monsieur le Professeur Michel Martin, élève de Anzawa O Sensei .
Il était assisté, à l’époque, par Messieurs les Professeurs Jean Ponsoye et Christian Magnier.

Une étape du Tir- Dai San- Côte Aquitaine / Photo F. Garnero 2003
L’appel d’une lignée
En 1979, Maître Yoshio Kitajima fit une calligraphie sur mon journal de stage, instant tout simple qui me décida à suivre son enseignement au Japon dès 1985 à l’issue de sa venue à Cherbourg pour la sacralisation du petit dôjô de "Martinvast-Shatoku te" édifié grâce à mes élèves, sous l’impulsion d’un Capitaine de dôjô motivé, Roger Burgat.
En 1980, aux côtés de Michel Martin, je signai pour la Fédération française, le "Livre d’Or" qui constitua la Fédération européenne de Kyudô, en la présence des professeurs et maîtres Hattenda et Kamogawa mais, peu de temps après, je décidai de quitter cette structure pour me consacrer exclusivement au Tir de la lignée des maîtres Honda, Awa , Anzawa dont le Docteur Eugen Herrigel en fut le premier et talentueux ambassadeur par le remarquable ouvrage qu’il légua à tous : "Le Zen dans l’Art chevaleresque du Tir à l’Arc".

L'auteur en "Kai" -Dojô Shatoku Te -Japon 1987
Transmission
Là encore, je ne développerai pas les 25 années de pratique qui suivirent et qui m’entraînèrent sur les pas de mes "senpaï", sur le chemin particulier du "Shadô" et de son tir intérieur, tel que le professeur et maître Yoshio Kitajima s’attacha à me le transmettre.
En 1980, depuis la France, j’avais demandé à faire sacraliser mon premier arc fabriqué selon la technique de la lignée « Ittosaï » … Au cours des années qui suivirent, ce rituel de sacralisation des arcs fut vécu très souvent au Sanctuaire de "Yahô-Tenmangû" à Kunitachi. ( Japon )

Sanctuaire de "Yahô-Tenmangû" - Kunitachi / Document BG
En ce lieu cher au Maître Anzawa, au Printemps 1990, Maître Kitajima Yoshio me remit un Kamidana réalisé de ses mains, pour consacrer la pratique, qu'à mon tour je transmettais à mes élèves…
Ce fut donc un moment très fort que celui de novembre 2006 quand Tsudo Masaru Senseï, descendant de la lignée et Supérieur de ce Sanctuaire, me remit la calligraphie du dôjô personnel de Me Kitajima, afin de poursuivre en France son vœu car ce lieu de pratique, au Japon, est aujourd’hui disparu.

Apprentissage makiwara - Fudô Shin Dôjô / Photo AER 2001
Concept singulier, Tradition & recherches novatrices
Depuis mars 2005, l’émotion est immense : je poursuis mes recherches auprès du Professeur et Maître Kuwahata Motonori, dépositaire des secrets de fabrication de la lignée "Ittosaï". Bien qu’il me fut donné de tirer avec un arc de 28kgf depuis une dizaine d’années, le travail actuel s’exerce désormais avec un arc de 32 kgf et bien des techniques changent, ne serait-ce que la mise sous tension, par exemple…
Mon futur projet est d’acquérir un très beau lieu pour y réaliser un dôjô unique où les cinq recherches, présentées dans ce blog, seront enseignées avec, en ce qui concerne le Tir à l’arc, un concept novateur pour le travail à distance, le Tir dans l’obscurité totale y sera bien sûr pratiqué, de même que le Tir sur mini-cible de 8 cm de diamètre…et autres expériences.
En novembre 2006, je fus accueilli par l’équipe championne universitaire de Kyudo du Japon à Kagoshima, guidé par le fils de Maître Kuwahata, Michinaga Sensei, ce qui me permit d’échanger avec les élèves, d’observer leur entraînement spécifique de "champion" et de fortifier mes convictions quant à la quête sportive du "rapport de force compétitif".
Le 29 novembre 2006, jour de mon anniversaire, j’eus la chance d’être reçu au Sanctuaire de Katori par Sagawa Kazuhiro Sensei, Kyudoka discret sur la Lignée de Maître Honda.
Par son truchement, il me fut donné de sacraliser le "bokken" calligraphié en 1999 par Maître Kitajima Yoshio.
En amont de ce dernier salut au Budô, j’avais accompli ce chemin que nous faisions en train, à chacun de mes séjours, quand j’accompagnais Maître Kitajima à Kamakura pour rendre visite au Moine supérieur du Monastère de Enkakuji, Maître Suhara Kôun.

Maître Suhara Koun ,Supérieur du Monastère d'Enkakuji en Tir -Emadôjô /Photo GB1986
Comme en 2005, il me reçut avec sa vigueur de jeune homme et me montra l’emplacement personnel où il tire sur makiwara, chaque matin, avant de descendre enseigner quelques instants au "Emadôjô", ce lieu construit par Me Kitajima Yoshio et ses fils en mémoire du grand Maître Anzawa. Quel signe, quel encouragement, quelle leçon me donna t-il ainsi, du haut de ses 91 ans …

Hasegawa kyugu Ten

Hasegawa kyugu Ten

Hasegawa kyugu Ten

Hasegawa kyugu Ten

Maître Kuwahata Motonori -Dépositaire de la Lignée "Ittosai"- Photo F Garnero 2005
Je songe également au Maître-forgeron de flèches, Hasegawa senseï et sa famille, toujours fidèles au poste pour nous garantir le meilleur matériel mais aussi, leur motivation à travailler jusqu'à leur dernier souffle, à l'instar de Kuwahata Motonori Senseï et sa famille qui me font découvrir un nouveau monde du Kyudô, celui de l’âme, de la forme de l’Arc…et donc, de son entretien correct, dans l’Esprit des guerriers de cette contrée particulière de Hayato, chère à l'un des "derniers samouraïs", le légendaire Takamori Saigo !
Kitajima Yoshio O Sensei réalisa, un soir de mars 1985, une grande calligraphie qui exprime ceci :
" La pratique du Tir doit conduire l’Etre à aller au devant des autres avec …
… dans le cœur, la douceur du vent de Printemps …"

Kyudôjô "Shatoku Te" de Me Kitajima -Photo BG 1987

Oeuvre réalisée par Kitajima Yoshio O Sensei-Yahô-Tenmangû/Photo F Garnero 2005
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
KARATE-DO / ART DE DEFENSE ET DE COMBAT A MAINS NUES

Te no Kokyu" - Dessin B.Garnero 2004
Chaque fois que je m’incline sur la stèle du Karatedô "SHOTOKAN" située à une cinquantaine de mètres à peine du "Emadôjô" au Monastère d’Enkakuji, situé à
Kita-Kamakura, mes pensées, portées par la fumée d’encens, observent toujours autant le message inscrit par un des moines-pratiquants de ce lieu …
Cette calligraphie sculptée dans le marbre rappelle bien sûr l’origine de cet art martial et le sens des sons "Kara" …"Te" …"Dô" que je m’attache toujours à expliciter en stages . Bien sûr, des milliers de pratiquants savent depuis un demi-siècle ce que signifient ces termes … Je ne me rajouterai donc pas à la longue liste d’experts qui se sont attachés à vouloir refaire l’Histoire du Karatedô : il suffit d’ailleurs de taper ce terme pour accéder à tous les sites traitant de cette discipline et l’on a ainsi, des versions comme toujours semblables mais bien différentes … suivant la plume !

Stèle -mémorial du Karate dô-Enkakuji-Kamakura /Photo BG 1986
Le chemin de Maître Kase
Un quart de siècle durant, via la pratique, j’ai tenté d’identifier les origines et la singularité du chemin emprunté, puis tracé pour des milliers de pratiquants dans le Monde, par Taiji Kase O Senseï…
Force est de constater que je suis bien loin de pouvoir prétendre accéder un jour au tiers du dixième du quart de cette 4ème dimension du Karatedô qu’il évoquait souvent et que son Enseignement nous poussait à rechercher…
Avant cela, en janvier 1967, je souhaitais apprendre l’Aïkidô car du haut de mes 13 jeunes années, je restais quelque peu marqué par une agression collective d’un groupe d’une quinzaine d’hommes plus âgés, armés de ceinturons, de bouteilles cassées décidés d’en finir avec notre moniteur de colonie de vacances qui, âgé de 18 ans, s’était interposé pour aider une jeune fille en difficultés … Malgré sa pratique assidue de Jûdô, il se retrouva en sang et ce fut un miracle pour nous, non seulement, de le soustraire à ce morbide "jeu de massacre" mais de parvenir à le cacher dans un ruisseau afin d’éviter que ce groupe ne le retrouve et n’en finisse avec lui.

Kase O Sensei explique "Bassai Dai"- 1979 - photo Guy Grandin
Décision prise
L’impatience aidant, je me trouvai promptement en présence d’une discipline alors peu répandue et pour laquelle le dôjô envisagé ne pouvait encore m’accueillir… J’eus alors la chance de commencer la pratique du Karatedô à Paris dans un dôjô qui aida Maître Kase à cette époque et je ne saurais donc poursuivre sans remercier monsieur le Professeur De Peretti qui enseignait les arts martiaux près de la station de Métro "Plaisance".
Plus tard, au Printemps 1971, je participai au premier stage d’entraîneur militaire de Karatedô organisé par le Capitaine Ratte de l’Armée de l’Air, à l’E.I.S Fontainebleau.
Nous étions des "pionniers", issus de diverses unités de la Marine et des armées. Nous pratiquions un Karate d’époque, qui se mariait autant au monde compétitif des sports de combat (avec des instructeurs connus tels que le Professeur Guy Sauvin) qu’à l’Esprit plus combatif, plus rude du "Close-Combat" lié à certaines de nos fonctions.
Cependant, je restais habité par la présence de Me Kase qui s’était entraîné quasi secrètement, les matins de bonne heure, dans ce petit dôjô méconnu dont l’atmosphère de travail, ce "Kimochi" particulier, aux parfums mêlés de bois, de sueur et de tatamis livrait à mon insu une quête durable…qui ne cessa de s’affirmer avec le Temps !

Kase Taiji O Sensei - Pratiques 1979 / Photo Guy Grandin
Maître Kase et la Marine
Maître Kase se rendit à bord du porte-avions "Clémenceau" au début des années 70 et en 1984, honora de sa présence la tenue du Championnat de France de Karate de la Marine Nationale.
Lui-même, jeune officier, s’enrôla dans les unités "Kamikaze" de la Marine japonaise et sut nous conter souvent ce véritable "Esprit Samouraï" qui animait les cœurs de ces camarades partis en mission avant lui …

Kase O Sensei -1979/ Photo Guy Grandin
Au moment où Monsieur Clint Eastwood nous offre "Lettres d’Iwojima" il souligne ainsi ce phénomène de "Ai-Uchi", destruction mutuelle, solution extrême requise par des êtres ou des nations pour régler violemment par le "corps", ce que l’Ame peut régler par le Cœur…
Ce document cinématographique livre quelques voies de compréhension sur le mécanisme du rapport de force qui conduit à la Guerre entre pays, entre cultures mais qui ne peuvent occulter le "particulier" de la Relation Humaine ,cette dimension qui exprime ,dans chaque camp, les mêmes horreurs mais surtout ,les mêmes noblesses de Cœur…
Par ailleurs " Le Dernier Samouraï ",cette fresque hollywoodienne très bien interprétée ( bien que quelque peu erronée) et relative à la quête, à la vie de Takamori Saïgo, légendaire samouraï de Hayatô et chef de la rébellion de Satsuma avait déjà revelé au grand public l'esprit du Bushido.
En novembre dernier, grâce à la Famille de Maître Kuwahata, je suis allé sur les pas de cet homme, visiter sa maison près du Sanctuaire de Kagoshima et la grotte où il se fit "Hara-Kiri".
De même, j’ai tenu à visiter le Mémorial des "Kamikaze" de cette même région car ce terme est désormais usurpé, dans le Monde, par bon nombre d’individus qui tuent sans vergogne, des civils, des enfants pour justifier leur cruauté et leur non-respect de la Vie !
Ce ne sont pas des "Kamikaze" !
Au Japon, cette notion de "Vent divin" anima des guerriers qui sacrifièrent leur vie pour le "Respect du Sol" et ils le firent selon le Code du Bushidô, ce Code d’Honneur cher aux samouraïs comme Saïgo Takamori, c’est-à-dire de "guerrier à guerrier"…
Ainsi, les pilotes "Kamikaze", les torpilles humaines par exemple, n’étaient vouées qu’à détruire l’Armée adverse.
Mais je voudrais préciser quelque chose qui me tient à cœur et que Monsieur Clint Eastwood met parfaitement en évidence dans ce film "Lettres d’Iwojima" : les officiers de haut rang, notamment les Amiraux, furent parmi les premiers à parler la langue anglaise au Japon et ils étaient tournés vers l’Occident, ils aimaient l’Occident et, en fait, ne souhaitaient pas la Guerre !
En Juin 1986, Maître Kitajima Yoshio me présenta à l'Amiral Okimoto Itaru, alors âgé de 103 ans. Il n’avait plus ses yeux mais, en revanche, il avait une poignée de main de jeune homme. Cet Officier Général aimait à me montrer des albums photos d’avant-guerre car il se rendait souvent à bord de vaisseaux occidentaux comme le bâtiment de guerre français "Primauguet"… Les yeux fermés, il me commentait ses souvenirs heureux de cette époque et son émotion traduisait bien l’âme et la noblesse de cœur avec laquelle il servit sous les ordres de l’Amiral Yamamoto !

Amiral Okimoto Itaru - Kitajima Yoshio O Sensei & l'auteur / Photo Famille Okimoto 1986
Lui, comme tant d’autres furent entraînés dans cette logique de Guerre et ils étaient prêts, en effet, à donner leur vie pour sauver la Terre du Soleil Levant mais, le paradoxe que je viens de relater, démontre bien le gâchis de toute guerre…
Malheureusement, tous les japonais ne pratiquaient pas le "Budô" et, comme dans tous les conflits, il y eu des gens cruels des deux côtés de l’Océan… personnages difficiles à contenir pour le commun des mortels .
La pratique du Budô inclut le respect de la Vie et donc la chance qu’il faut toujours lui donner, en tout premier lieu, avant de recourir à la "force" pour se défendre ou protéger autrui !
L’Etre Humain est également capable de sauver des vies, même celles de ses ennemis !
Lorsqu'il étudie le "Takemusu", cet Esprit du Guerrier de l’Ame qui favorise vigilance et prise de conscience, il en a les moyens physiques et psychiques et l'adversaire, même dangereux, peut être respecté, voire même, épargné, quand on devient capable d’identifier avec l’expérience, ce qu’il y a de bon en Lui !
Heureusement pour des milliers d’élèves, la Mission de Kase O Sensei ne fut pas de mourir sur une torpille humaine mais de servir la cause du Budo avec une grandeur d'âme de véritable samouraï. Ce 9 février 2007, date de son anniversaire, je ne puis que lui dédier ces pensées…
Vous comprendrez peut-être pour quelles raisons je me suis éloigné peu à peu de cet hypnotisme collectif tourné vers la compétition, l’acquisition des titres, des médailles et des "dan", je dirais même, d’un rapport de force vulgaire et d’un manque de respect très éloignés de l’Esprit "Budô" …
Chaque entraînement personnel me rapprochait pleinement de ce qui ne pouvait se limiter ainsi aux sports de combat .
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
Suite page suivante
KARATE-DO / ART DE DEFENSE ET DE COMBAT A MAINS NUES
Le "Non-But"
A l’instar de Maître Tsuda, Kase O Sensei nous enseignait le "non-but" ,je veux dire que nous apprenions à pratiquer sans rien attendre en retour et je peux en témoigner au regard de ma "petite ancienneté" car il existe, en France, un noyau dur d’instructeurs plus anciens que moi des "senpai" fidèles parmi les fidèles et qui sont des trésors de "savoirs" auprès desquels on ne peut que retrouver le véritable travail de Maître Kase…et qui n’ont pas collectionné pour autant titres ou dan. En France, le Sensei limita les distinctions de ce genre et toujours après un laps de temps que lui seul estimait.
Là encore, grâce au Professeur et Maître Tsuda, je compris que le choix de suivre Maître Kase était juste : non seulement cet homme était capable de passer en une fraction de seconde de l’état de "Kime" à une détente parfaite, mais il incarnait la transmission de ses propres instructeurs, Funakoshi Gichin et surtout, son fils "Yoshitaka O Sensei" et son "senpaï" Okuyama Senseï, lignée qui travailla beaucoup sur le style de maître Itosu mais surtout sur celui de Maître Asato.
Cette synthèse de pratiques, associées à bien d’autres enseignements martiaux, Maître Kase nous l’exprima jusqu’à la fin de sa vie et certains instructeurs qui, comme moi, étaient présents lors du "Gasshuku" de Glasgow en novembre 2002, se souviendront sûrement de cet exercice spécifique de "Gasshô-Gyôki" que le Senseï nous fît vivre durant un très, très long moment …
Pourquoi ex… ?
Des années auparavant, en 1979, le destin bouscula mon parcours lorsque, grâce à mon "Senpaï" de Kyudô, Monsieur le Professeur Michel Martin, je fus présenté personnellement à Maître Kase en tant que Capitaine du Dôjô et "ex-karateka", puisque depuis mon accident de parachute, je me consacrais davantage au Kyudô.
Cette nuance fit réagir le Senseï qui me demanda aussitôt : "Pourquoi ex … ? ".
Dès les jours suivants, le Senseï, conduit par mon ami Guy Grandin, karateka issu également des Commandos Marine, me convia à une "refonte complète" en épluchant mes bases de l’époque jusqu’au kata "Bassaï Daï" qu’il s’attacha à décrypter,dans le "particulier et les moindres détails".
Dès lors, la grâce de son enseignement me fut donnée, bien sûr, dans une discrétion obligée car s’il m’avait "à la bonne" pour bien d’autres raisons que celle d’être un "officier issu des Commandos Marine", il était clair que je me faisais tout petit dans les stages, toujours noyé dans cette masse de quelques 200 à 300 stagiaires, séminaires tantôt nationaux, tantôt internationaux.
Maître Kase était assisté de Maîtres réputés tels que Enoeda sensei, Myazaki Sensei, Shirai Sensei, Naito Sensei…et ce n’était pas évident de tenir le rythme de ces séminaires car, dès le premier jour, nous avions la peau des pieds arrachée par des sessions interminables de "déplacements", de "kihon", de "katas" etc…

Kase O Sensei , assisté des Maîtres Enoeda,Myazaki et Shirai / Photo Shotokan Ryu
Ces stages étaient rondement et régulièrement organisés par de "fidèles senpaï", instructeurs en diverses places, telles que Paris bien sûr mais aussi Nantes, Royan , Fréjus, Limoges, Tours, Moulins, Annecy, Lorient, Lens… pour ne citer que les plus légendaires…
Un quart de siècle de discrètion
Pendant toutes ces années, seuls deux instructeurs eurent connaissance du lien établi avec Maître Kase … car il m'accorda de séjourner dans sa maison, d’entretenir son dôjô personnel et son jardin à chacun de mes séjours au Japon.
Ce lien de confiance fut une grande responsabilité pour moi durant tout ce temps, y compris et surtout, lorsqu'il devint le parrain de mon fils Charles qui vient de souffler sa 23ème bougie.
Le Professeur Robert Péchalat dont j’ai visité, il y a quelques mois, le nouveau dôjô, réalisé de ses mains à Limoges et le Professeur Pascal Lecourt, qui m’aida en 1998 à reprendre l’entraînement après l’accident de voiture d’Octobre 1997, furent invités le 11 mars 1988, quand Maître Kase vint soutenir mon travail et pérenniser le dôjô des cinq recherches à Cherbourg.
Il est vrai que tous deux étaient sensibles à mon travail sur le Kiai et le Kyudô, à tel point qu’ils organisèrent des stages en ce sens, dans leurs dôjôs de Rouen et de Limoges.
En 1988 et 1989, ils m’accompagnèrent respectivement au Japon, pour découvrir les racines communes du Karatedô et du Budô, selon les recommandations de Maître Kase .

Dojo personnel de KASE Taiji O Sensei -Japon / Photo BG 1986
Kashima Jingû et le Sogo dôjô du Maître Otake Risuke, légende vivante du "Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu" furent deux lieux d'un pèlerinage "Budô" qu'il nous exhorta à renouveler.
Ce Temps a passé très, très vite !
Par le truchement de cet anniversaire, je ne puis que reconnaître et préconiser l’utilité publique des arts martiaux car ils sont à même de servir des valeurs telles que la Justice, le Respect d’Autrui et la Santé du Corps Physique et Psychique, sous réserve, bien entendu, que les professeurs se perfectionnent dans l’Esprit du Takemusu !
Ecole de Maîtrise
Ces mots risquent de faire sourire toutes celles et tous ceux qui ont eu à souffrir un jour du manque de maîtrise d’un partenaire, lors d’un entraînement…Le "Uke" n'est pas un punching ball, il est censé nous aider à perfectionner notre pratique, même un débutant et il est vrai qu’il y a plusieurs graduations dans la façon de "contrôler" sur un dôjô, que ce soit en Jûdô ou en Aikidô par exemple, et il est donc possible de blesser un partenaire en forçant sur une articulation ou bien en cassant un membre.
J’ai souvent été témoin d’incidents de toutes natures sur les dôjôs et je me suis toujours fait un devoir de respecter mes partenaires.
Pour quelle raison n’ai-je jamais blessé un élève ou un partenaire d’entraînement en 40 années de pratique ?
Réponse : Tout simplement parce qu'en ateliers particuliers, en stages intensifs, même lors de démonstrations telles que cette veillée du 29 février 1984, où devant 1700 personnes Senseï présenta le Kata "Chinte" puis son application "Bunkaï" pour laquelle il fallait assurer, jamais ses contrôles plus que réalistes, rapides et puissants n’ont été jusqu’à me blesser.

Kase Sensei & l'auteur - Présentation du Kata no Bunkai Chinte devant 1700 personnes-Cherbourg / Photo Marine Nationale
En observant le "Kime Waza" de Maître Kase, on ne pouvait que s’incliner en présence de sa minutie d’horloger surtout quand il était comparé, pour ses 1m62 et 92 kgs à un "Bulldozer" se déplaçant à Mach 2 La comparaison peut paraître audacieuse mais les "senpai" qui se sont retrouvés en face du Sensei pour une application ou une démonstration pourraient vous dire mieux que moi ce que l’on ressentait dans ces moments précis…
De cœur à coeur
Souvent, des histoires circulent, des anecdotes refont le Monde des arts martiaux, comme dans les films et l’imaginaire façonne des certitudes dangereuses pour les pratiquants qui n’ont jamais été confrontés au risque de perdre la Vie…
C’est souvent le cas en compétition où les pratiquants deviennent des adversaires qui sont capables de se déchausser des dents sur des techniques qui, dans un contexte réel, ne viendraient pas à bout de quelqu’un de déterminé !
Lors d’une visite que je fis à Maître Kase, avant un départ au Japon, il m’illustra sa conception de la "maîtrise" par un fait réellement vécu, le concernant directement:
" …Dans un train, un individu le croisa dans le couloir et comme ce dernier était très costaud et que Senseï n’était pas particulièrement mince, l'individu agressif voulu forcer le passage en disant à Maître Kase : Pousse toi, p’tit gros ! ".
La vitesse d'un éclair
Maître Kase m’expliqua qu’il n’était pas indispensable, à partir d’un certain niveau (qu’il situa à l’époque au 3ème dan) de perforer la cage thoracique de quelqu’un dans une telle situation mais qu’une technique bien maîtrisée, avec puissance et rapidité, pouvait s’avérer suffisante pour qu’une sanction lave (je cite) "l'Honneur" ainsi souillé…
Ce faisant, il fit un geste vers moi à la vitesse de deux éclairs auxquels nous étions familiers en stages quand il nous démontrait une technique mais là, j’étais à 50 cm de lui, assis à table ! Il me fit ressentir l’atémi "aller-retour" qui lui permit, en un seul temps d’exécution et de son seul index recourbé, de décrocher puis de replacer le maxillaire inférieur de cet individu dont je vous laisse deviner la surprise et la réaction … !
Depuis ce jour, je me suis toujours attaché à faire ressentir cette notion adaptée à la situation réelle et donc de faire prendre conscience qu’il est inconcevable de blesser par maladresse sur un Dôjô, où l'on est tous en pratique, en recherche, en étude, rarement au "top"…Il faut donc travailler et surtout être en état de poursuivre la pratique au millimètre près car l’acte de maîtrise est vital. En effet, un geste mal contrôlé sur le dôjô équivaut à une technique mal contrôlée en situation réelle.
Comme nous l’avait enseigné Maître Kase, il faut s’entraîner spécifiquement au "makiwara", en alternant les coups pénétrants en Kimé waza et les coups contrôlés au millimètre avec la même vitesse et le même Kimé pour être en mesure d’être puissant, rapide et maître de soi, en toutes circonstances.
Ce travail sur la maîtrise à vitesse et puissance maximum doit être dilué à raison d’une année pour environ 20 ans d’entraînement…
Une vie consacrée au Budo, aux autres, à des milliers d’autres…ses élèves

Réunion autour de Kase O Sensei & Madame Kase ChiekoChant "Coeur de recherche" / BG -
Photo Dôjô Hasselt-Belgique 2002
Si chacun de ses élèves proches devait écrire un jour ses mémoires, ce serait un recueil extraordinaire d’anecdotes qui témoigneraient de son cœur immense et de sa quête perpétuelle vers cette 4ème dimension du Karatedô dont il nous indiqua inlassablement le chemin …
Comme tant d’autres instructeurs, j’ai consacré maintes fois mes économies pour le suivre partout … En France, bien sûr, mais aussi en Europe et dans le Monde entier jusqu’à ses ultimes déplacements en Israël et en Australie.
Le 24 novembre 2004, quand il quitta ce Monde, à l’instar de deux frères d’armes Jacques Martiano et Pascal Lecourt, de mon fils Charles, présents aux côtés de Madame Kase et de ses filles, j’eus l’immense privilège d’accompagner ses derniers instants de vie et jamais je n’oublierai combien son visage était beau, expression d’une mission totalement remplie, d’une vie consacrée au Budô mais aussi, aux autres, à des milliers d’autres…
Hommage à Kase Taiji O Sensei
Puisqu’en 2005, le récit de ses funérailles fut publié par internet (information que je n’ai découverte qu' en début février de cette année), je souhaiterais utiliser ce blog-anniversaire pour rectifier un détail qui a son importance .
L’auteur rapporta, de manière chaleureuse et respectueuse "qu’il fut procédé à un rituel tibétain lors de la cérémonie d’incinération, au Cimetière du Père Lachaise".
En fait, ce qui fut vécu pour le départ de Kase O Senseï, fut un travail de Kototama et de Kiaï, soutenus d’une succession de plusieurs "nôritos" en langue japonaise ancienne et accompagnés de sons frappés sur une cloche tibétaine réalisée à Lhassa".
Ce fut ma façon de lui dire "merci", du fond de mes tripes et de mon âme avec, je dois l’avouer aujourd’hui, une peur indescriptible de ne pas être capable "d’assurer" car nous étions nombreux à lui devoir énormément et cet hommage issu directement du "Takemusu" s’exprima devant une assemblée de personnalités, d’élèves, d’amis, tout près de Madame Kase Chieko, de ses filles Yumiko et Sachiko, de son petit-fils Yûsuke, de ses frères Messieurs Kase Yasuaki et Taimé, du Maître Shiraî Hiroshi …
Près de moi, assis dans l’angle de cette crypte, ma femme, certains de mes élèves et notre "senpaï" Jean-Pierre Lavorato… indispensables présences qui m’aidèrent à donner le meilleur au moment le plus cruel d’une telle cérémonie…Merci, Oss !
Lors de mon séjour au Japon, en novembre dernier, je reçus des signes chaleureux de la part de la Famille Kase mais aussi de la part de son ami et frère d’armes, Kon Matsuo Senseï maître de Jûdô à l’Université de Meiji et de Karatedô, actuellement Conseiller pour Japan Karatedô Association.
Mais je voudrais adresser une pensée particulière à Madame Chieko Kase pour lui dire toute notre tendresse car nous ne saurions oublier la femme hors du commun qu’elle fut pour Kase O Senseï …Sans elle, mes senpai, des milliers d’élèves et moi-même, n’aurions pas pu hériter d’un tel "trésor d’Enseignements" !
" Kase Chieko Sama, dômô arigatô gozaimashita !"
Je voudrais adresser un mot de remerciements au Maître Shirai Hiroshi car je n’oublierai jamais les mots qu’il m’adressa le 5 décembre 2005, à l’occasion d’une cérémonie organisée pour Taiji Kase O Sensei, par Monsieur Francis Didier, Président de la Fédération Française de Karatedô.
Le soutien de Maître Shirai et le témoignage chaleureux de ses élèves italiens motivèrent le travail de kiaï et de Kyudô offert ce matin-là en hommage à Kase O Sensei.
Enfin, j’achèverai cette évocation en adressant un témoignage de remerciements à un professeur qui vint visiter le dôjô "Fudô Shin" à l’occasion de son déplacement à Cherbourg et qui m’offrit des photos historiques de l’année 1970, époque où ils se retrouvaient, ensemble, avec Maître Tsuda, Maître Kase et je fus touché de remarquer que ce frère d’armes, recueilli en seiza sur le marbre froid de cette crypte durant la cérémonie d’incinération, était le Professeur et Maître Noro, fondateur du Kinomichi.

Maîtres Tsuda & Kase -1970-Photo offerte à l'auteur BG par Noro Sensei,Fondateur en France de l'Ecole "Kinomichi"
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
EPILOGUE
Voilà, ce blog-anniversaire aura livré une longue fresque de quelques jalons de pratiques authentiques mais qui n’est, en fait, qu’un bref survol d’une page de vie.
Puissent ces écrits être utiles à celles et ceux qui auront envie d’avancer dans le brouillard pour chercher… encore !
Je joins quelques photos personnelles pour simplement illustrer ce propos mais vous comprendrez que je conserve religieusement les montagnes de vidéos, de photos, de documents pour assurer la pérennité et la sauvegarde d’études et de recherches menacées malheureusement de piratages informatiques qui risquent toujours de galvauder la vérité.
Le Temps de la plume, ou plutôt du clavier, s’achève et je retourne à mon activité principale : la Pratique et la Recherche !
Je vous souhaite, à toutes et à tous, une excellente pratique, durable, sans vous blesser sur les dôjôs et si vous souhaitez me contacter pour des ateliers, stages, conférences, partenariats, mécénats, n’hésitez pas à me laisser vos coordonnées pour que je puisse vous répondre.
Bruno Garnero
Etudes et recherches "Respiration & ses Applications"
BP 17 - 33034 Bordeaux cedex (France)

Bibliographie
- Neuf ouvrages du Professeur Tsuda Itsuo : Ecole de la Respiration
Editions : Le courrier du Livre - 21rue de Seine - 75006 Paris (en langue française)
- Vers une Nouvelle Conscience - Symposium 1988 sur les "rapports Sciences et Connaissances" - Edition : Boully
- Le Zen dans l’Art Chevaleresque du Tir à l’Arc
Dr Eugen Herrigel Edition : Dervy Livres



Couverture du CD réalisé par l'auteur & ses élèves pour aider Kase O Sensei & Madame Kase Chieko /Photo BG 2004
Visites
Si vous venez à Bordeaux, n’hésitez pas à vous rendre à la "Maison du Japon"
Cours de japonais, cours de cuisine japonaise…de qualité !
28 rue de Cheverus - 33000 Bordeaux
Tel : 05 56 79 05 36 / Email : maisondujapon@oxatis.com
Avertissement
Je ne peux entretenir des discussions par internet car ma charge de travail ne me le permet pas : toutes les questions qui peuvent se poser au lecteur trouvent leurs réponses dans la pratique, raison pour laquelle je ne réponds qu’aux propositions de conférences ateliers, stages, formations collectives et individuelles et propositions de partenariats ou mécénats en faveur des études et recherches que je dirige. Merci de votre compréhension. BG
Attention : Seule cette version française, reçoit mon consentement en étant déposée avec le texte d'origine en langue française : toute autre traduction humaine ou informatique placées sur Internet ne bénéficient pas de mon accord car elles sont incorrectes, erronées et ne sauraient donc engager ma responsabilité
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
BIOGRAPHIE
CURRICULUM VITAE & Biographie succincte
En date du 10 mai 2007
Bruno GARNERO
Né le 29 novembre 1953 / PARIS
Tel : 06 61 40 31 93
Email : etudes.recherches.bg@club-internet.fr

" L'auteur B Garnero - Cherbourg 1997 "
ETUDES et RECHERCHES
Code APE : 804 C
Identification N° SIRET : 429 117 864 00042
Respiration et ses Applications.
BP 17. 33034 Bordeaux -Cedex
1967 : Agé de 13 ans, s'inscrit au dôjô parisien de Monsieur Jacques De Peretti pour faire ses premiers pas en Karaté do.
1975 : Amorce l’étude du TIR à l’ARC japonais, en France, sous les enseignements successifs des Instructeurs J NORMAND, M MARTIN, J PONSOYE et Ch MAGNIER.
1976 : Devient un des élèves directs du Professeur ITSUO TSUDA fondateur à Paris, d’une école de respiration et auteur de neuf ouvrages sur ce thème, toujours publiés au « COURRIER du LIVRE », 21 rue de Seine 75006 PARIS (France-Culture 1980).
1979 : Approfondit ses connaissances, en KARATE DO (combat à mains nues) et en KYUDO (Tir à l’Arc), en devenant un des élèves directs des grands professeurs et maîtres TAIJI KASE et YOSHIO KITAJIMA.
1982 : Admis au concours de l’Ecole Militaire de la Flotte, il décide à sa sortie de l’Ecole Navale de se consacrer à l’entraînement physique et psychique du personnel de la Marine nationale Officier expérimentateur, il conduit en ce domaine, au bénéfice de tous les personnels des 1ère et 2ème région maritime, les services des sports, l’infrastructure, le matériel, la gestion et l’organisation générale jusqu’en 1999.
1985 : Effectue un séjour de quatre mois à Beyrouth (Liban) comme officier volontaire pour une mission de Paix, au sein des Casques blancs français.
Dès son retour, préconise la pratique des exercices spécifiques de mouvement régénérateur pour tous les personnels soumis à des situations particulièrement stressantes après avoir assumé, à plusieurs reprises la tâche de « Garde du Corps » lors des déplacements au cœur de BEYROUTH, des Colonels DE VIRIEU et BURY, Commandants successifs du Détachement des Observateurs français au LIBAN. A cette époque, participe à plusieurs colloques sur les situations extrêmes, organisés par le Commissariat aux Sports Militaires et le Service de Recherche et de Santé des Armées.
1987 : Trois ans après le décès du Pr I.TSUDA et sur les ultimes recommandations de ce dernier, devient au Japon le seul élève occidental de Madame Takako NAKANISHI, Grand Professeur du Langage des Sons Originels et co-fondatrice du Centre d’Etudes et de Recherches sur le KOTOTAMA et le KIAI.
1987 : Intervient à TOURS, en qualité de conférencier, lors du premier symposium international « Rapports Sciences et connaissances » et participe à la table ronde « Cerveau, Pensée, Perception » aux côtés des professeurs Rémy CHAUVIN, Paul CHAUCHARD, Alfred TOMATIS, Marcel LOQUIN (conférences publiées aux Editions BOULLY, sous le titre « Vers une nouvelle Conscience »).
1990 : Intervient à CHINON, pour le Symposium International « L’Homme et la Conscience Planétaire » et participe à la table ronde « Energies vitales et systèmes immunologiques » aux côtés des professeurs ANNE ANCELIN, SCHUTZENBERGER, CLAUS BAHNE, BAHNSON, MICHEL BERCOT, DJOUGHER SI AHMED, RAY GOTTLIEB, JAMES LEIDING ET IGOR CHARKOWSKY. (Article du Dr B MORANGE paru dans « SCIENCES / AVENIR » 1990).
La même année, sur la demande du Directeur de Théâtre de Chinon, conduit un atelier mouvement régénérateur au profit de la Compagnie :
"ARCHIPEL SUD" et ses trois chorégraphes issus du BALLET du 20ème Siècle de MAURICE BEJART.
1990 : Pour ses recherches pratiques sur le Kototama et le Kiaï, reçoit au JAPON, des mains du Pr T.NAKANISHI, son premier parchemin de maîtrise.
1992 : Son travail spécifique sur la Respiration et le Mouvement Régénérateur inné est porté à la connaissance du Service d’Etudes et de Recherches de la Marine, notamment du Médecin Général HYACINTHE qui oriente alors le personnel souffrant de Naupathie vers ces ateliers novateurs, à l’issue d’ateliers vécus à bord des bâtiments missionnés pour la guerre du Golfe.
1992 : Enseigne les vertus de ces techniques aux officiers élèves pilotes de chasse de l’aviation embarquée après avoir effectué un vol « tactique combat de 50 minutes » à bord d’un Fouga Magister piloté par le Capitaine de Frégate HEBERT ». Qui constate, tout au long du vol, l’action rééquilibrante et normalisante de ces exercices respiratoires sur le système nerveux.
1992 : Accueille à Cherbourg deux danseurs Etoiles de l’Opéra de Paris, Monique LOUDIERES et Cyril ATANASSOF et, à cette occasion, leur présente les techniques de réveil du mouvement régénérateur inné.
1992 /1997 : Conduit, à Cherbourg, la 1ère expérimentation européenne de « mouvement régénérateur » transmis sur le temps scolaire, au profit de 250 élèves d’une école primaire donnant lieu à un compte rendu annuel et une synthèse des 5 années de Madame HEBERT, Directrice Académique.
1992 : A Bricquebec, en Normandie, conseille les chanteurs du Chœur Grégorien, notamment pour un travail approfondi sur l’enracinement de la posture et la culture des sons par la Respiration.
1994 : Organise des ateliers de respiration appliqués aux facultés d’adaptation de l’organisme (rythmes de quart en patrouille longue durée, naupathie, fatigue posturale oculaire et auditive etc.…) pour le personnel embarqué à bord des bâtiments de surface et les sous mariniers.
1995 : A bord du Sous-marin « Le Triomphant » ( SNLE/NG ), lors des plongées d’Essais réalisées sous le commandement du CV DUPONT, effectue une présentation et plusieurs ateliers spécifiques pour les médecins et l’Equipage.
1995 : Reçoit l’Agrément Ministériel pour l’Education et la Jeunesse N° 50-20-95 pour la fondation de l'association AER et ses travaux en faveur de l’Education des jeunes.
1997 : Promu Officier Supérieur, chef du Bureau « Relations extérieures et gestion des sportifs de haut niveau (Bataillon de Joinville) du Commissariat aux Sports Militaires » poursuit ses recherches sur l’adaptation de l’organisme aux contraintes d’emplois et propose des techniques éprouvées pour la gestion du stress, la maîtrise de soi et la régénération de la fatigue.
Le 7 octobre de cette même année, victime d’un grave accident de voiture, il s’attache à démontrer les vertus du mouvement régénérateur inné auprès des médecins en postes, et ce, dès sa sortie du coma, au sein même des urgences et tout au long de ses hospitalisations respectives dans le Service de Réanimation et de Chirurgie des hôpitaux civil et militaire de Fontainebleau et de Lorient dont il sortira le 19 octobre 1997, soient 12 jours seulement après l’accident.
1998 : Se rend au Portugal afin d’y conduire des conférences ateliers sur le « mouvement régénérateur inné » pour les étudiants de l’Université d’Ecologie moderne d’Evora La même année, reprend des sessions de formations et cycles de conférences pour les personnels militaires et civils du Ministère de la Défense.
1999 : Quitte le Service actif de la Marine Nationale afin de poursuivre ses études et recherche sur la Respiration et ses applications. Conduit un atelier hebdomadaire de respiration et mouvement régénérateur sur le thème « Gestion du Stress », au profit d’un groupe d’enquêteurs de Police, à Rennes.
2000 : Devient chercheur indépendant, inscrit au Répertoire National des Etudes et Recherches pour le Développement, Respiration et ses Applications.
2001 : Devient membre de l’Académie Internationale d’Instructeurs du Maître TAIJI KASE.
Professeur de Karaté Do « Shotokan Ryu ».
2001 : Sollicité par les organisateurs du Festival européen « Musiques et Images du Monde, » il conduit des conférences ateliers auprès des collèges et lycées de la Région Centre. Cette action inscrite dans le cadre d’un projet concret et actif entre Bruxelles et son réseau « Cultures Europe », les villes de Gérone (Espagne), Cotonou (Bénin), Mysore (Inde), Fès (Maroc) et Tours (France) favorise notamment la présentation d’un travail spécifique de mouvement régénérateur au Collège « J.Ph RAMEAU » de Tours. (Compte rendu des Professeurs agrégés). Ce travail a fait l’objet d’un reportage de FR3 Pays de Loire.
2002 : Amorce, au Sénégal, un travail spécifique au contact d’une population très pauvre, en proie à de trop nombreux problèmes de Santé. Envisage l’établissement de protocoles éducatifs et biomédicaux, pour lesquels il rencontre à l’Hôpital « Fan » de Dakar, le Professeur LAMINE GUEYE, titulaire d’une thèse de Doctorat sur le « Système Moteur Extrapyramidal ».
Reçoit le diplôme de 5ème dan académique de Karaté Do des mains du Me Taiji KASE.
De retour en France, poursuit ses stages et conférences au profit de cadres instructeurs et de pratiquants d’arts martiaux, toutes écoles confondues tant en France qu’à l’Etranger.
2004 : Se rend au Ladakh, dans les montagnes d’Himalaya, pour transmettre ces techniques de respiration à une population de toutes confessions, de toutes spiritualités.
Intervient directement lors d’une cérémonie tibétaine majeure pour désarmer un individu menaçant directement les « Ornements de Naropa » et la vie même des lamas et policiers présents.
2005 : Lors du pèlerinage qu’il réalise au JAPON, reçoit en cadeau, le 21 mars, un arc de 32 kgf du Maître KUWAHATA, dépositaire de la fabrication des arcs de la lignée « ITTOSAI ».
Poursuit son travail de recherches sur le KIAI par les tests du GOMA avec Bonten et, après s’être recueilli le 22 mars sur les cendres de sa Professeur TAKAKO NAKANISHI SEIUN SENSEI au Sanctuaire de NACHI, effectue le test du TAKIGYO dans l’eau glacée de la grande Cascade de YUNOYAMA.
Le 26 mars, s’incline sur la stèle du karaté do, à Enkakuji, auprès du Moine Koun SUHARA Senseï et le 27 mars, participe au Shinobukai de TAIJI KASE Senseï, grand maître de Karaté do, à Ichikawa (Département de Chiba).
Le 30 mars, se rend au Sanctuaire de KASHIMA pour la sacralisation de son arc « ITTOSAI » et s’incline au Sanctuaire de KATORI, auprès de RISUKE OTAKE Senseï dépositaire de l’Ecole « Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu », sur les tombes de la lignée fondatrice.
2006 : Du 11 au 24 juin, prodigue les premiers rudiments du Mouvement régénérateur inné au Monastère de l’Annonciade de St Doulchard, près de Bourges.
En octobre et novembre, effectue un second pèlerinage en diverses régions du Japon, sur les pas de ses professeurs et poursuit ses connaissances sur l'Arc auprès de Kuwahata Senseï ( Kyushû ).
2007 : Dépose sur Internet, un mémoire « 40 ème anniversaire des cinq études et recherches » à l'adresse : www.respiration.canalblog.com dont 30 années de formation bénévole, y compris dans ses fonctions actuelles d'instructeur et formateur voué, en profession libérale, aux études et recherches sur la Respiration et ses applications.
En avril de cette année, devient membre de la Société des Neurosciences.
TROIS DOMAINES D’ACTION
La SANTE : Gestion du Stress, Vigilance, Non Dépendance & facultés d’adaptation de l’organisme à toutes contraintes, pas seulement pour une économie significative des dépenses de soins mais pour favoriser une plus grande efficacité des interventions et des traitements prescrits par le Corps médical.
L’EDUCATION : Des enfants aux jeunes adolescents « déclarés difficiles, en échec scolaire » mais aussi, tous les autres qui ne semblent pas poser ou rencontrer de problèmes particuliers par une formation unique (sur le Temps scolaire) relative à la maîtrise et au respect de soi, par le mouvement régénérateur inné.
Les ARTS MARTIAUX : Leur véritable sens et leur place dans la Vie quotidienne du 21ème siècle. Développement des valeurs de caractère, effort, sincérité, compassion, maîtrise de soi, conscience et protection de soi, respect d'autrui et de l'Environnement.
DIPLOMES, TITRES et DISTINCTIONS
Diplômé de l’Ecole Navale / Officier Supérieur de la Marine Nationale.
Diplômé de France et du Japon en Respiration, Kototama, Kiaï et Arts Martiaux.
Certificat d’Entraîneur fédéral « Karaté do » 1974.
2ème dan de Kyudo 1979 (Zen Nippon Kyudo Renmeï ).
3ème dan de Kyudo 1980 (Me Hattenda, Me Onuma, Me Kamogawa, Me Kitajima).
Brevet d’Assistant de Kyudo (FFKT) 1980.
Maîtrise du Kiaï (Me T. Nakanishi, Centre de recherches Kototama, 1990).
Brevet d’instructeur : expert 5ème dan de Karate do (Me T. Kase, S.R.K.H.I.A -2002).
Brevet National de Secourisme & Mention Ranimation.
Membre de l'Académie internationale d'Instructeurs de Karaté do (S.R.K.H.I.A).
Membre de la Société Française et Européenne des Neurosciences N° R12 856-2007.
Fondateur de l'Association pour l’Etude de la Respiration (AER) déclarée le 22 novembre 1984, modifiée en 1995, avec Agrément Ministériel pour l'Education et la Jeunesse.
Toute utilisation faite sans l'accord de l'auteur constituera
un acte de contrefaçon et sera passible de poursuites judiciaires.
Evènements 2009

Chers(es) amis(es),
Il y aura 22 ans, le 2 mai 1987, le livre de la Voie des Dieux du Professeur Tsuda en main, je changeais brusquement mes projets de Kyudô au " Sanjusangendô " de Kyoto pour me laisser guider vers ce que je pensais être la tombe de Nakanishi Seiun O Sensei qui forma et guida le Fondateur de l'Aikidô, Morihei Ueshiba O Sensei, de 1941 à 1961...
En fait, ce jour-là, le " Chemin " me présenta à cette femme, bien vivante et hilare d'apprendre le sens de ma démarche : Elle me garda près d'elle au Centre d'études et de recherches du Kototama et je remettai ainsi en question, les vingt premières années d'études du Budô qui m'habitaient alors...
Cette rencontre fut consignée dans mon premier cahier, remis à certaines et certains d'entre-vous, dès 1994.
Ce Temps particulier de l'année Feu - 9 qui voit grandir le risque de pandémie est normal. Rien d'étonnant au regard de nos études sur le cycle d'impermanence du Temps et bien sûr de la Transformation ... Le Feu, c'est aussi, dans le Carré Magique de Saturne, chez nous occidentaux, la dimension de la tête, du sommet du corps, de la cogitation intellectuelle et donc, de la chaleur liée à cette couleur rouge, marsienne, caractéristique de la fièvre qui commence à circuler sur les cinq continents....
Pour le Kototama, terme nippon dont je ne connais pas la traduction chez les Pygmées, Aborigènes, Amazoniens, Inuits et autres civilisations très au fait de ce langage de l'âme, cette époque de l'année du 5 mai est très importante.
Au Temps du Japon ancien, " Jyugô no Sekku " consacrait le principe-même de l'activité car le "propre de l'Etre Humain, c'est bien d'être actif ", habité par un mécanisme inné, moteur-suprême du règne minéral, végétal, animal, humain, témoin omniprésent du monde gazeux ...éthérique, noblement " atomique " !
Un Temps particulier du 5 mai, nommé également " Shobu no Sekku" conféré par cette superbe fleur d'Iris aux propriétés bienfaisantes et purificatrices, fleur du " Guerrier de l'âme ", raison pour laquelle une danse sacrée " Kagura Mai" était consacrée ce jour-là par Kibino Sensei, effectuant un Tir mystique avec la flèche qui relie le Monde visible au Monde invisible ...
Bien des choses échappant au regard des adultes " instruits et intelligents", formatés par la Société sont d'une évidence pour les jeunes enfants que nous avons tous été...
Un jour Kase O Sensei m'expliqua comment il avait créé des techniques nouvelles de Karatedô bien après la disparition des ses propres maîtres, Funakoshi Gichin, et notamment par les transmissions directes de Yoshitaka Funakoshi O Sensei...qui le visitait la nuit et lui présentait le travail au pied du lit .
Il me dit " Bruno, vous déjà vu fantôme ? Je lui répondais aussitôt du haut de mes 26 ans, non Sensei, jamais ! Il se mit à rire et me dit alors ..." Encore entrainements, Bruno s'il vous plaît, esprits bientôt arriver !!! "
Le Monde vibratoire souffre un "nettoyage" qui est insupportable à la grande majorité des adultes et, même les pratiquants d'arts martiaux qui disposent d'outils solides pour montrer l' Exemple, s'écartent d'eux - mêmes de cet Art vertical " Tate ", préférant la Voie " Yoko " du développement horizontal, sportif , industriel des choses, où gain, pouvoir, médiatisation, superficialité constituent, semble t-il, le creuset des valeurs humaines contemporaines avec l'échec "éducatif" des 50 dernières années que l'on connait et dont le Monde souffre au jour le jour !
Alors, de ce Japon ancien qui conversait naturellement avec la Grande Nature, jaillit encore un signe vivant, lors de cette fête " Amatsu Miyaoto " perpétuée en de rares endroits de l'Archipel nippon..En effet, il est encore très facile d'observer la face visible de ce lien par une girouette de flèches tournant au vent de Mai " Yaguruma " : En haut de mâts ainsi dressés, des banderolles des cinq couleurs du Kototama sont fixées au-dessus de carpes de tissu qui flottent harmonieusement,
" Magoi ", la carpe mâle en tête, puis " Higoi ", la carpe femelle suivie de petites carpes constituant ainsi " Koi no bori", autant de beaux symboles qui flottent ainsi au-dessus des toits de notre Monde !
C'est ainsi à l'extrémité, tout au bout de la Terre " Tan ", au moment de vitalité maximum du Soleil, quand il passe au Sud, à midi ( Heure Z ) que cette fête puise aussi ses racines : C'est la notion de " Tango no Sekku " !
Peut-être raconte t-on encore aux jeunes garçons, ainsi célébrés ce jour-là, que la carpe traverse la grande mer et nage face aux chutes d'eau : Un précepte de "Zenshû" décrit ces carpes qui réussissent à remonter les chutes d'eau jusqu'au 3 ème degré où leurs esprits deviennent "dragons "... Signe fort de ce dont est capable un poisson qui vit dans la vase et qui, à cette époque, franchit les obstacles pour rejoindre la surface, autant dire que tout enfant est ainsi capable de réussir son Existence terrestre avec, pour outils primordiaux, ce qui vit en lui...ses propres capacités !
Nakanishi Seiun O Sensei me précisait à ce sujet qu'à l'image de la flèche, l'Etre Humain doit vivre pleinement sa trajectoire de vie, sans " tortiller des fesses en route, sans perdre de temps " !
Lorsque la flèche va au but, elle y va tout droit, elle ne s'arrête pas pour philosopher, pour tenir compte des avantages et des inconvénients, elle agit, disait-elle !
Nos actions de Vie se doivent donc d'être empreintes de Respiration et de Sensation, issues du " Vécu " d'une pratique constante et non d'un " discursif " confus, virtuel, sans racine qui n'engendre à termes que regrets et remords !
Plus que jamais, l' Education de tous et surtout, bien entendu, des jeunes générations, passe par une exemplarité vécue du monde adulte sans laquelle aucun repère, aucun phare n'existe et la navigation s'en trouve dès lors, hasardeuse avec en corollaire, la peur au détour de la moindre tempête, de la moindre complication, du moindre doute !
Chers(es) amis(es), le 5 mai, je veillerai à hisser " Koi no bori" dans mon propre lieu de Vie, avec une pensée pour chacune et chacun d'entre vous afin que votre Pratique quotidienne fasse de vous des "guerriers de l'Ame " capables de traverser les tempêtes 2009 ...
Enfin, je garde espoir pour le petit conservatoire national d'études et de recherches de Bordeaux, en dépit des moyens qui me font toujours défaut.
Je remercie par avance les personnes qui m'ont témoigné leur soutien moral et financier et je les informe, par le présent message, que je vais remettre l'ensemble des chèques reçus à Monsieur Benoît Sallenave, Secrétaire -Trésorier de l'Association pour l'Etude de la Respiration, afin qu'il vous adresse un reçu officiel, stipulant le montant versé et le titre de " Membre AER "correspondant.
Ce titre sera peut-être converti en "reçu fiscal" dans six mois, le Temps pour l'Administration fiscale d'instruire la demande 2009.
Si le projet " Dôjô - Conservatoire national à Bordeaux " ne pouvait voir le jour, je souhaiterais que l'AER puisse conserver cet argent collecté pour continuer la recherche coûte que coûte : Bien entendu, toute personne ne souhaitant pas rester membre AER se verrait remboursée de la somme versée.
Pour clore ce long message de Mai, je vous recommande le contrôle des points aseptiques, des trois pouls , du systême endocrinien et bien sûr, la stimulation du systême moteur extrapyramidal ( MRI ) par la Respiration afin de maintenir un très bon seuil de vigilance de votre tronc cérébral et une meilleure faculté d'adaptation en cas de pandémie grandissante . Trois pratiques par jour ne seront pas de trop dans quelques temps..
L'annonce de stage d'Angers est en ligne sur internet : www.respiration.canalblog.com / rubrique " Evènements" .
Dès que possible, l'annonce du stage de Lorient, des 4 & 5 juillet sera également consultable puisque le local a été trouvé par Françoise Lucas, correspondante AER.
Pour information : Prochains ateliers possibles de MRI personnalisés à Paris, sur RDV, ces prochains 22 mai apm et 23 mai matinée.
Inscriptions par tel 06 61 40 31 93 avant le 15 mai 2009.
Bonne pratique à toutes et à tous ,
Bruno Garnero

